Recueillement sur la tombe d’Ali Mecili le 08 avril

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Recueillement sur la tombe d'Ali Mecili, Pere-Lachaise, Paris
Recueillement sur la tombe d'Ali Mecili, Pere-Lachaise, Paris

PARIS (Tamurt) – Comme chaque année, la famille d’Ali Mecili et le parti du FFS appellent à un recueillement sur la tombe du défunt, samedi, le 08 avril, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris. Assassiné par la sécurité militaire algérienne le 07 avril 1987, les auteurs et les commanditaires de ce lâche assassinat ne sont jamais inquiétés.

Le 7 avril 1987, Ali Mécili, 47 ans, avait été exécuté de trois balles dans le hall de son immeuble, boulevard Saint-Michel, par un proxénète kabyle missionné par la sécurité militaire. Arrêté par la police, Charles Pasqua, premier ministre français à l’époque, l’a libéré et expédié à Alger.  Depuis ce proxénète, au nom d’Abdelmalek Amallou, mène une vie de prince à la résidence chic du  club des pins à l’est d’Alger.

Un an après ce drame,  Hocine Aït Ahmed a publié un livre dont il a livré en détails comment son  bras droit a été liquidé. Certains affirment qu’Aït Ahmed, qui a tout déballé, a été informé par son ami Abdelhamid Mehri, ambassadeur d’Algérie à Paris. D’autres indiquent, en revanche, que c’était Kasdi Merbah qui a  tout livré à Aït Ahmed. Ce dernier a emporté avec lui le secret de ses sources précises sur l’assassinat de son ami de combat Ali Mecili.

D’origine de Djemaa Nesaharidj Ali Mecili était un grand militant et avocat de gauche qui a défendu plusieurs réfugiés politiques de monde entier à Paris. Il a  même rencontré Che Guevara. « C’était Ali Mecili qui était derrière les évènements d’avril 1980 en Kabylie », nous confie Mhend Sadi. Ali Mecili était aussi de l’aile berbériste au sein du FFS et il a financé plusieurs ouvrages littéraires sur Tamazight et a aidé plusieurs chanteurs engagés kabyles.  Sa famille réclame toujours la vérité sur son assassinat.

Ravah Amokrane