En refusant de quitter la JSK : Hannachi risque d’embraser la Kabylie

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Hannachi

TIZI OUZOU (Tamurt) – En traitant ceux qui ont marché à Tizi-Ouzou, samedi dernier, de voyous, Mohand Chérif Hannachi, le Président illégitime de la JSK, endossera l’entière responsabilité des conséquences, non seulement de ses propos mais aussi de son refus de quitter la présidence du club.

On l’a vu : l’ambiance ayant régné lors de la marche ayant pour but d’exiger le départ de Hannachi était électrique. Les milliers d’amoureux du club kabyle étaient tous en colère. Ils contenaient à peine leur ire. Si la marche s’est déroulée dans un cadre pacifique, c’est uniquement grâce à la maturité des supporters du club en dépit de leur jeune âge. Ces derniers avaient pourtant toutes les raisons pour laisser exploser leur colère devant le silence assourdissant de Mohand-Chérif Hannachi, qui considère la JSK comme étant sa propriété privée. Malgré des résultats catastrophiques et en dépit du fait qu’il a fait éloigner tous les enfants du club, Hannachi ne veut pas déguerpir  car il  sait pertinemment, qu’une fois n’étant plus président du club, il ne trouvera même pas quelqu’un à qui serrer la main à Tizi-Ouzou et dans toute la Kabylie. Aujourd’hui, ce président haï et indésirable est entouré d’une poignée d’opportunistes notoirement connus dans la ville de Tizi-Ouzou. Ces derniers courent à son secours à chaque fois qu’il en a besoin.

Mais suite à la marche de samedi dernier, Hannachi a encore franchi le Rubicond en traitant les supporters de la JSK de voyous et en usant d’autres adjectifs indignes du rang du président d’un grand club sportif, ou du moins l’ayant été dans un passé récent. La persistance de Hannachi à ne pas écouter les fans du club pourrait avoir des conséquences fâcheuses en Kabylie, une région qui est sur une poudrière pour une multitude de raisons, faut-il le rappeler. Le comité de sauvegarde de la JSK et les supporters présents samedi dans les rues de Tizi-Ouzou et ayant observé un sit-in devant la maison de Hannachi, en ville, ont promis de revenir avec d’autres actions plus musclées dans les prochains jours. Dans la mesure où des dérapages sont enregistrés, le seul qui en assumera la responsabilité sera Hannachi. Ce jour-là, ce sera peut-être trop tard s’il venait à démissionner.

Tahar Khellaf