Région d’Akvou : Le village Colonel Amirouche oublié

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BOUGIE (Tamurt) – A 10 kilomètre à l’ouest du chef-lieu de la commune d’Akbou et sur la route nationale numéro 26 se trouve le village colonel Amirouche. Un village qui englobe en son sein une population de plus 8000 habitants. Le village semble être oublié par les hauts responsables et élus locaux. Mise à part certaines actions caritatives initiées par le travail de bénévolat et du monde associatif existant dans le village, aucun effort n’est entrepris par les autorités locales pour le bien du village.

Jusqu’à nos jours, les habitants de ce village continuent, encore, de faire recours au gaz butane, malgré que la conduite gazière passe par leur territoire. Une situation qui renseigne sur un vécu très amer, en particulier, pendant les périodes de froid.

Un autre fait qui rend les habitants très soucieux et inquiets, notamment, chez les parents d’élèves, le manque d’un CEM au niveau de leur village. Les infrastructures de base font défaut. Des enfants de moins de 13 ans parcourent une dizaine de kilomètres jusqu’à la ville d’Akbou pour regagner les bancs de classes. « Aujourd’hui, avec les phénomènes de vol et de kidnapping des enfants et d’autres soucis, on n’est pas rassurés d’envoyer nos enfants dans un CEM très loin de nos domiciles, c’est une urgence de construire une école moyenne dans notre village ».

Les manques s’accumulent au point de dire que ce village est effacé de la carte. Les habitants dénoncent avec insistance le manque d’un centre de santé publique qui délivrera les soins nécessaires et veillera sur la santé et le bien être des habitants.

On constate, aussi, au village du colonel Amirouche, le manque d’infrastructures sportives et centres de loisirs qui vont abriter et canaliser une jeunesse talentueuse, en quête d’aide et de reconnaissance. C’est toute la jeunesse qui s’alarme « il n’y a ni salles de sports, ni centres de loisirs, d’ailleurs, le projet de la maison de jeunes du village a été bloqué depuis 03 ans. Sans infrastructures, nos jeunes vont aller à la dérive » nous disait un jeune animateur du mouvement associatif au niveau du village colonel Amirouche.

Pourtant, le village est l’objet de plusieurs promesses pendant les campagnes électorales qui se sont succédées, mais le syndrome de la négligence s’abat encore et les habitants du village continuent à s’interroger en disant, jusqu’à quand ?

Amar Benhamouche