Rencontre entre les citoyens du village Tarihant et le maire – Commune de Boudjima : Le développement se fait doucement mais sûrement

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Antérieurement à l’avènement du multipartisme, le seul profit des habitants de cette commune se limitait à la délivrance de pièces d’état-civil. Ce n’est donc qu’à partir de 1990 que les choses ont commencé à « bouger ». Il est vrai encore que les entreprises économiques à caractère productif sont encore inexistantes à Boudjima. Cependant, force est de reconnaître que les conditions de vie du citoyen, provoquées par un certain développement telles que les routes, l’implantation d’établissements éducatifs, les centres de santé, des cabinets médicaux, des pharmacies, des agences des postes et télécommunications, des centres culturels et sportifs, l’internet et autres besoins exigés par la modernité sont améliorés. Un homme qui a quitté la région par exemple au cours de la décennie 1970 ou même au début de la décennie 1980 ne pourrait jamais la reconnaître aujourd’hui. Nonobstant ces résultats probants, les besoins des citoyens de la commune de Boudjima demeurent énormes. L’eau potable et le gaz de ville sont les plus grands éléments qui font défaut. Les coupures de courant et les délestages répétitifs s’opérant en hiver et en été sont durement ressenties par les habitants des villages se situant à l’ouest de la commune comme Tarihant, Thakhamt n’Eldjir, Ighzer Nekva, Agouni Oufekous, Ivalithen etc.

Tous ces problèmes ont été évoqués et discutés vendredi dernier au village de Tarihant entre les responsables de l’APC et les villageois à l’occasion d’une rencontre motivée par des informations concernant le bilan des activés de l’APC pour l’année d’exercice 2010 et les perspectives. Notons d’emblée que le côté autorité a été représenté par le Président de l’APC, M. Smaïl Boukherroub, son proche collaborateur, M. Mohamed Tifrani et M. Arezki Tirouche, membre de l’APW. L’ex-sénateur, M. Arabi Rachid a marqué également de sa présence cette rencontre fort instructive. Il va sans dire que les débats se sont déroulés en kabyle. L’équipe dirigeante, une fois exposé et expliqué les données concernant le bilan en question, elle a réceptionné les doléances des citoyens. Ce fut aussi une occasion de parler des projets d’avenir.

Concernant, les coupures et les délestages de l’électricité, c’est M. Tirouche en personne qui s’est engagé à remédier au problème. C’est dans ce même contexte que l’homme a expliqué certaines choses inconnues jusque-là du grand public. C’est le cas du projet d’implantation du méga-station de 1200 mégawatts à Azeffoun mis en veilleuse pour des raisons « injustifiables ». Si on venait à implanter cette entreprise de production d’électricité dans cette partie du littoral kabyle, non seulement elle serait pourvoyeuse d’une multitude d’emplois mais le problème d’électricité sera réglé définitivement pour toute la région. Toujours selon M. Arezki Tirouche qui s’est basé sur l’avis d’un expert américain, la norme internationale en matière de coupure d’électricité est de l’ordre de quatre minutes et quelques secondes. En Algérie, et particulièrement en Kabylie, il n’est rare que la coupure dépasse deux journées et même plus.

De plus, les habitants de Tarihant ont appris de la bouche de M. Arezki Tirouche que l’Algérie importe à présent de l’électricité chez nos voisins de Tunisie alors qu’il y a seulement quelques années de cela c’est l’inverse qui s’opérait. D’ailleurs, la ligne de haute tension qui alimentait en énergie électrique nos voisins tunisiens passe par El Haouch n’Cheikh Amar (RN 72), soit seulement à quelques bornes de Tarihant. De son côté, M. Smaïl Boukherroub, après avoir promis que le gaz de ville et l’eau potable seront pour bientôt dans les foyers et en permanence, a révélé que la campagne de démoustication doit revêtir une importance capitale dès lors que la dangereuse maladie connue sous l’appellation de Leishmaniose a fait déjà son apparition en Kabylie. Selon le président de l’APC de Boudjima, cette maladie qui laisse de très graves séquelles chez l’homme est transmise à celui-ci par un moustique à partir des rats des champs. La Leishmaniose déforme les traits du visage et à vie. Un très joli garçon peut d’un seul coup devenir l’empereur de la laideur. « Aujourd’hui, affirme M. Smaïl Boukherroub, beaucoup de communes du sud de la wilaya de Tizi-Ouzou et une certaine partie de la wilaya de Bouira sont touchées par ce virus ». Le premier magistrat de la commune de Boudjima ajoute que ce dangereux virus s’est propagé initialement à partir de certaines wilayas du sud du pays comme Biskra. C’est pourquoi, il a suggéré la politique de lutte contre l’insalubrité doit être menée sans relâche et avec beaucoup de rigueur.

Enfin, nous devons souligner que le président de l’APC de Boudjima s’est sorti avec succès de son face à face avec les citoyens de Tarihant même si certains jeunes gens se sont montrés impulsifs au début de la rencontre.

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