Une rentrée scolaire en ébullition à Bougie

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rentrée scolaire

BOUGIE (Tamurt) – Le secteur de l’éducation nationale algérienne est toujours dans le collimateur de certains « détracteurs » de Mme la ministre de l’Éducation. La rentrée scolaire 2016/2017 s’annonce orageuse et ne sera pas de tout repos pour le département de Mme Benghebrit. La famille éducative se plaint des conditions de travail peu encourageantes pour un enseignement de qualité.

Alors que les responsables locaux du secteur de l’éducation s’empressent de parler d’une rentrée scolaire «satisfaisante», une réalité moins «enthousiasmante» prévaut au sein de plusieurs établissements de la wilaya de Bougie, au grand dam des enseignants, des élèves et de leurs parents. Des milliers d’élèves et leurs enseignants, aussi bien au niveau du chef-lieu, que dans les autres communes de la wilaya, ont rejoint les salles de classes dans l’inquiétude, préoccupés par des conditions peu accueillantes. C’est le cas, du lycée Ouddak Arab de Chemini, où le staff encadreur ne cesse, depuis plusieurs années, de décrier les carences tous azimuts de leur établissement.

Cette année encore, et les enseignants et les lycéens sont confrontés aux mêmes problèmes. En effet, le collectif des travailleurs dudit lycée ont observé une journée de grève pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils évoluent. L’on y dénonce, entre autres, le sempiternel chantier afférent aux nouveaux blocs d’enseignement, absence des normes de sécurité…l’inexistence d’une clôture digne de ce nom, la vétusté des salles et des sanitaires, sans parler d’autres problèmes d’ordre pédagogique, comme le manque de personnel d’encadrement et la surcharge des programmes.

Les conséquences de cette mauvaise gestion des deniers publics : manque de transport scolaire, absence de cantines et indigence du menu, délabrement ou absence d’unités de dépistage et de suivi, les retards dans les projets de construction ou de réfection menés par des entrepreneurs privés par les APC s’expliquent par la bureaucratie toujours en vigueur au niveau des municipalités », avance un parent d’élève, cadre à l’Administration.

Amnay