Répression de la Marche d’Azazga : Le pouvoir algérien a gardé les mêmes pratiques

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marche azazga

TIZI OUZOU (Tamurt) – Le pouvoir algérien vient encore de réprimer une autre marche. Ce qui s’est passé ce mercredi à Azazga risque de se reproduire car le pouvoir algérien ne tire jamais des leçons du passé quand bien même l’histoire ne fait que se reproduire.

Ce n’est que vingt ou trente ans plus tard que le pouvoir se rend tardivement compte qu’il s’était trompé en adoptant une attitude répressive. Face à des manifestants pacifiques, en majorité des jeunes assoiffés de liberté, le pouvoir n’a rien trouvé d’autre que de déployer ses forces de répression. Pourtant, la manifestation de ce mercredi 14 juin a un caractère tout particulier puisqu’il s’agissait de se recueillir à la mémoire des martyrs du printemps noir de 2001 et plus particulièrement ceux qui sont tombés le 14 juin 2001 lors de la gigantesque marche d’Alger. Même rendre hommage à des martyrs de la liberté et de la démocratie dérange le pouvoir algérien qui confirme et prouve, si besoin est, qu’il est nourri de la même essence depuis l’indépendance. On retrouve en 2017, les mêmes procédés que ceux employés contre la révolte du Front des forces socialistes en 1963, pendant le printemps berbère en 1980, lors des événements d’octobre 1988 et en 2001, sans compter les autres événements moins marquants. En plus de la répression sauvage et qui se trouve être en décalage avec notre époque, le pouvoir algérien excelle toujours dans la censure médiatique puisque tous les journaux algériens, même ceux qui prétendent être des organes de presse indépendants, ont observé un black-out  total concernant ce qui s’est passé en ce 14 juin à Azazga. Même quand il y a exception, l’ampleur de l’événement est réduite au maximum.

On se souvient que les médias algériens avaient adopté le même comportement également lors des événements similaires ayant eu lieu depuis l’indépendance. Quelque soit se qui se passait sur le terrain, les médias chantaient chaque jour que tout allait pour le mieux en Algérie jusqu’à ce que des dérapages graves viennent mettre au grand jour ce qui a été dissimulé pendant des années. Mais puisque l’histoire se répète, il ne faudrait surtout pas s’étonner, dans dix ou vingt ans, si ceux qui sont derrière la répression de la marche d’Azazga, viennent rendre hommage à ces courageux jeunes militants qui bravent la peur et dénoncent une injustice qui n’a que trop duré.

Tahar Khellaf  

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