Révolte contre le pouvoir : grève de 3 jours en Kabylie

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Greve en Kabylie
Greve en Kabylie

KABYLIE (TAMURT) – La Kabylie est en grève générale depuis hier (dimanche) et ce, pour une période de trois jours afin d’exprimer son rejet de tout le système politique qui dirige le pays depuis l’indépendance ainsi que de ses supplétifs au sein d’une opposition de façade qui émarge, dans l’ombre, régulièrement dans les officines du même pouvoir.

La grève en question concerne surtout le secteur public. Le débrayage qui a commencé hier dimanche a été massivement suivi aussi bien dans la wilaya de Bgayet qu’à Tizi Ouzou. En plus des établissements scolaires, les banques, les agences postales, les administrations, les mairies et tant d’autres segments d’activité relevant du secteur public étaient paralysés à 100 % dans toutes les communes de la Kabylie où les habitants veulent en découdre définitivement avec le pouvoir algérien.

La grève en question se poursuivra également aujourd’hui et demain. L’appel à une grève générale de trois jours a été lancé il y a une dizaine de jours via les réseaux sociaux dans le sillage de la révolte populaire contre le pouvoir algérien qui a ruiné un pays pourtant doté de toutes les ressources naturelles et d’un énorme potentiel humain pour lui permettre de se hisser dans le concert des Nations. Hélas, quelques décennies après l’indépendance, le pays est plongé dans le chaos. Et, après vingt ans de règne absolu de Abdelaziz Bouteflika, le pays s’est encore enlisé davantage dans le précipice. Une crise politique et constitutionnelle inédite secoue l’Algérie surtout après la démission de Abdelaziz Bouteflika qui n’a pas voulu quitter le pouvoir après vingt ans de règne malgré un état de santé des plus lamentables.

En dépit de la démission de Abdelaziz Bouteflika, forcé par l’armée de partir, il n’en demeure pas moins que l’Algérie est dans une véritable impasse. Toutes les institutions au plus haut sommet de l’état sont rejetées par le peuple : l’APN, le Sénat, le Conseil constitutionnel, le gouvernement… Pour l’instant, c’est l’état major de l’armée qui gère le pays et qui décide. Jusqu’à quand ? Personne ne le sait.

Tarik Haddouche