Révolte en Algérie : le FFS et le RCD absents en Kabylie

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FFS et RCD
FFS et RCD

KABYLIE (TAMURT) – Depuis le début de ce qu’on appelle le soulèvement populaire en Algérie, le 22 février 2019, les deux partis politiques du Front des Forces Socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) ont brillé par leur absence dans toute la région de Kabylie. En dehors de quelques apparitions très timides lors des marches, les responsables de ces deux partis n’ont pas pris des initiatives particulières en Kabylie car ils sont dépassés par les événements, comme toujours d’ailleurs.

Pourtant et logiquement, ces deux partis auraient du et pu jouer les premiers rôles du moins dans les wilayas de Bgayet et Tizi Ouzou où ils ont la prétention d’être les deux premières « forces politiques », selon les résultats des différentes élections municipales et législatives. Mais est-ce vraiment le cas puisque ces deux partis sont incapables d’avoir la mainmise sur les actions de protestation en n’étant même pas en mesure de rassembler quelques centaines de personnes dans un meeting dans la ville de Bgayet ou Tizi Ouzou. Pour l’instant et depuis le 22 février dernier, il n’y a que les marches du vendredi et celles des étudiants tous les mardis qui réussissent à regrouper les grandes foules. Ajoutez à cela la commémoration du 21èmeanniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès avec la présence de milliers de personnes aussi bien à Bgayet qu’à Taourirt Moussa.

Quant au FFS ou au RCD, depuis le début du « mouvement » du 22 février dernier, aucun responsable de ces deux partis n’a eu le courage d’animer un meeting dans aucune localité de la Kabylie car sachant pertinemment que la population allaient inévitablement les rejeter. Quant à la prétendue première force politique à laquelle prétendent ces deux partis, elle n’est que le reflet de la fraude électorale dont sont entachées toutes les élections qui se tiennent en Algérie. En plus de cela, il ne faut pas oublier que le taux de participation aux élections, dans toute la région de Kabylie, est généralement inférieur à 20 % et ce, services de sécurité, kabyles de services et personnels de l’administration compris.

Tarik Haddouche

2 COMMENTAIRES

  1. Je ne suis pas d’accord avec votre avis. Je pense plutot que dans ce contexte de rebellion a travers le territoire, ces deux partis ne veulent pas trop se manifester en Kabylie pour la simple raison et eternelle celle la : ne pas etre cataloguer de parti regional et se positioner dans le groupe de l’opposition national. Ces deux partis peuvent meme etre attaquer a travers les medias par le pouvoir pour tantative de secession de la Kabylie!!!!!! C’est diabolique mais tout est bon pour detruire l’opposition. C’est la guerre des echiqiers et chacun se positionne.

  2. Leurs roles étaient de faire passer le triptyque comme sanctuaire symbolique et politique de l’Algérie. Une hypocrisie qui n’a duré que le temps nécessaire au régime pour encaisser la caution des partis kabyles. Le ridicule ne tue pas, ils-les dirigeants kabyles- vendent leur arabisation au grand jour.

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