Révolte en Algérie : le silence logique de Rachid Boudjedra

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Rachid Boudjedra
Rachid Boudjedra

ALGERIE (TAMURT) – L’un des écrivains algériens qui ne rate aucune occasion pour tirer à boulets rouges et sans retenue sur pratiquement tout ce qui bouge, surtout sur les écrivains qui lui font de l’ombre, fait preuve d’un silence total et prolongé quant aux événements que vit l’Algérie depuis le 22 février dernier. Rachid Boudjedra n’a pas parlé pour soutenir son ami Said Bouteflika, en prison depuis plusieurs semaines ni pour dire quoi que ce soit. Encore moins pour soutenir le peuple algérien dans sa quête de libération et d’une deuxième indépendance.

Le silence de Rachid Boudjedra en une telle conjoncture avec tous les événements que vit l’Algérie surtout l’arrestation des grosses pointures du régime de Abdelaziz Bouteflika dont son frère et conseiller spécial Said Bouteflika, montre et démontre que l’auteur de « la répudiation » est dans une très mauvaise posture. Et pour cause, il a tissé une amitié d’intérêt avec un Said Bouteflika qui paraissait être l’homme le plus puissant en Algérie. Maintenant, cet homme croupit en prison pour des « crimes » qui peuvent faire de lui un détenu à vie. Rachid Boudjedra n’a pas hésité à faire l’éloge de Said Bouteflika, sur plusieurs pages, dans son dernier pamphlet où il insulte, diffame et descend en flammes les meilleurs écrivains francophones que compte l’Algérie d’aujourd’hui dont l’incontestable Boualem Sansal.

Rachid Boudjedra ne ratait pourtant aucune occasion pour parler de son côté autoproclamé d’«écrivain engagé et insoumis voire rebelle » et « d’opposant » pouvoir. Si c’était vraiment le cas, se serait-il permis de rester muet pendant plus de quatre mois en une phase aussi tourmentée de l’histoire de son cher pays qu’il refuse de vendre aux français en contre partie « d’une gloire » à laquelle il n’a, en réalité, pas accès après que son inspiration se soit tarie suite à la parution de ses premiers grands romans comme la « Répudiation » et « Le démantèlement ». Les écrits restent. La postface de son livre « Les contrebandiers de l’histoire » est une véritable déclaration d’amour à Said Bouteflika. Mais c’est sans doute un amour d’intérêts puisqu’une fois Said Bouteflika n’est plus le maitre du pays, Rachid Boudjedra s’est muré dans un silence qui reflète sa vraie personnalité.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Tous kifkif de Daoud à ce mégaphone de l’arabisme, leur unique nécessité c’est que soit inhibée la dimension Amazigh. Il y a des interets supérieurs et des puissances en contre-position. Les uns veulent une occupation identitaire d’autre veulent créer un model hamonieux mais arabe, derriere la scène des régistes font en sorte que dans les deux cas de figures les interets supérieurs de la haute sphère soit saufs. Ils créent les passerelles utiles qui passent bien entendu par le language démocratique mais l’objectif est d’assurer les canalisation et donc fgarantir les flux sanguins vers la gorge de Dracula

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