Saïd Khellil : « Le FFS d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui de 1980 »

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said khelil

ALGÉRIE(Tamurt) – Saïd Khellil a déclaré dans une intervention publique à l’occasion de la commémoration du trente-septième anniversaire du printemps berbère que le Front des forces socialistes d’aujourd’hui n’a absolument rien à voir avec le FFS de 1980, qui avait joué un rôle déterminant dans les événements de 80, faut-il le rappeler. Saïd Khellil, qui a été premier secrétaire du FFS au début des années quatre-vingt-dix, a indiqué : « Il n’y a rien de commun entre le FFS qu’on voit aujourd’hui et celui dans lequel nous militions à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt ».

Saïd Khellil, qui avait largement battu Saïd Sadi à Tizi-Ouzou  aux élections législatives avortées de 1991, a par ailleurs dénoncé le fait que la nouvelle constitution algérienne parle, dans son préambule, de terre arabe s’agissant de l’Algérie. Il s’agit, a ajouté Saïd Khellil d’une contre-vérité grave « avec laquelle je ne pourrais jamais être d’accord ». Saïd Khellil a également dénoncé le fait que tamazight soit reconnue comme langue officielle de deuxième collège, en quelque sorte, puisque l’article de la constitution, tel que formulé, use du terme « également » quand il s’agit de parler de tamazight langue officielle.

L’ancien détenu parmi les vingt-quatre prisonniers politiques du printemps berbère, a aussi affirmé avoir été déçu par le fait que, s’agissant de la langue arabe, la nouvelle constitution algérienne parle de la langue de l’Etat, contrairement à tamazight dont le statut demeure entièrement flou. Saïd Khellil a enfin tiré la sonnette d’alarme au sujet du fait que cette prétendue officialisation de tamazight n’ait pas été suivie de lois organiques pour permettre une concrétisation sur le terrain.

Tahar Khellaf