Said Sadi- Amara Benyounès : la hache de guerre enterrée ?

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KABYLIE (Tamurt) – Alors que jusqu’à un passé très récent, une guerre fratricide « terrible » et mystérieuse opposait Said Sadi à Amara Benyounès par des déclarations enflammées voire des insultes proférées par les partisans des deux camps, il semble qu’une nouvelle page vient de s’ouvrir. En effet, jusqu’à il y a quelque temps, les colonnes du journal « La dépêche de Kabylie » (journal dont le propriétaire n’est autre que Amara Benyounès, dirigé par son frère Idir Benyounès) étaient interdites aux cadres et aux élus du Rassemblement pour la culture et la démocratie. Ce lundi, c’est une interview de pas moins d’une page entière avec le maire-RCD de Boudjima, Smail Boukherroub, qui a été publiée par le journal de Amara Benyounès.

L’interview a même été annoncée en première page (à la Une) avec une photo de Smail  Boukherroub qui est un cadre et élu du RCD depuis plus de dix ans. Est-il nécessaire de rappeler que ce sont les dirigeants du RCD qui avait qualifié à maintes reprises le journal de Amara Benyounès de « Débauche de Kabylie ». Au lendemain de la création de ce quotidien en 2002, par le DRS (Département du Renseignement et de la sécurité », après les événements du printemps noir de Kabylie, toutes les personnalités et militants du RCD avaient reçu des instructions afin de ne pas acheter ce canard mais aussi de ne pas accorder d’entretiens à ses journalistes.

Les journalistes de « La dépêche de Kabylie », ont de tout temps été chassés brutalement et interdits d’accès aux activités organisées par le RCD aussi bien en Kabylie qu’ailleurs, notamment à Alger. Depuis quelques temps, il a été constaté que les deux camps ne se tirent plus dessus. Ce qui signifierait que la hache de guerre aurait été enterrée. Pour quelle raison et dans quelles perspectives ? L’avenir proche nous le dira peut-être.

Tahar Khellaf