Said Sadi, le kabyle de la situation

2

KABYLIE (TAMURT) – L’ancien président du RCD, Said Sadi, est l’homme politique Kabyle le plus indiqué pour prendre la situation ou bien assurer une période de transition au cas ou le régime algérien céde. Les kabyles doivent l’imposer et le booster, au lieu de le critiquer. En plus de son expérience et de sa lucidité, il est très compétent.

Il faut reconnaître que c’est un homme intégre. Il a récemment exprimé son rejet du projet de l’indépendance de la Kabylie, mais il tient bec et ongles à régionalisation modulabale. Si Sadi s’implique, la Kabylie pourrait en moins profiter de ce soulévement populaire algérien. C’est mieux que de voir un non Kabyle ou un kabyle de service prendre un poste de haute responsabilité.

D’autres parts, Said Sadi est le seul homme politique Kabyle qui se dit nationaliste, sans être férmé aux convictions politiques des souverainistes kabyles. Si la presse du régime ne parle plus de lui ces derniers temps, c’est parce que les décideurs savent bien que Said Sadi est un homme qui incarne vraiment le changement radical du régime, tel que la rue le scande aujourd’hui. Said Sadi aussi peut être accepté par les Algérien. Il n’est pas perçu, par ces derniers, comme « un dangereux séparatiste »

Le pouvoir sait bien que les Kabyles sont les plus compliqués à convaincre dans ce mouvement et ils joueront un rôle prépondérant dans son orientation
C’est pour cette raison que les décideurs veulent imposer Bouchachi. Même si ce dérnier est crédible, il n’a pas les compétences requises pour gerer un pays comme said said. Le pouvoir parle aussi de Karim Tabou qui manque lui aussi d’expérience politique et de compétences.

De toutes façons les Kabyles doivent cesser leurs querelles et divergeances pour imposer l’homme qui sera utile pour ce pays. Said Sadi est l’homme politique kabyle le mieux placé, pour le moment. Il est temps de l’imposer au lieu de le critiquer.

Nadir S.

2 COMMENTAIRES

  1. S’il désarabise l’Etat alors oui meme à un arabe illuminé. Mais cela ne sera pas fait parce que le régime choisit toujours les flexibles et les hommes comme brahimi courbe-echine qui sait nous vendre le noire comme une lumière labile, les milles et une nuit en réedition. Saadi a reconnu que l’arabisation a produit un peuple mal hybridé, un mutant je dirais. Sauf que Said Saadi joue sa carte d’arabe potentiel. Dès que votre raisonnement part de la nécessité de convaincre les arabes vous dites que votre appartenance à l’Etat/arabe, dans la mesure où vous mettez au dessus de tout l’impératif de sauver le fait accompli »la nation arabe d’alger en peuples unis en superposé ».
    C’est aux arabisés de se ressaisir et admettre que cette impasse est fruit d’un choix politique mais surtout civilisationnel. S’ils avaient opté pour l’Algérie algérienne on aurait abouti à un système qui a le terroir comme référence, or l’unique terreau qui lie le pays c’est l’islam. C’est pour complaisance à cet état de fait que Said Saadi et Tabou sont présidentiables parcequ’ils parlent l’arabe el fousaa.
    Quand on meurt culturellement politique ont est comme les feuilles mortes, elles témoignent qu’il y eut un arbre autre fois. En sommes, une Algérie arabe telle décrite par la constitutionette qui ne déplait pas à Saadi ni à Tabou a comme certitude le triptyque, or nous avons vivons au présent les effets de cet hybridage. L’arabisme a fait que les slogans et la langue des manifestants soit l’arabe et donc le signifé ne peut que s y trouver dans le verbiage de Brahimi qui a repondu à place de la grande poste, un message qui ne se distingue pas du message de Sissi à place tahrir. Donc de deux choses l’une: ou l’on désarabise l’Etat et donc pas d’arabe langue officielle, alors le pays redevient ce qu’il a été et les « séparatistes que nous sommes disparaitrons volontier », sinon c’est unir l’huile et le vinaigre, la kabylie n’est pas disponible à se plier encore parce qu’un nabab Kabyle aurait hate de conclure l’accord.

    Si la junte a besoin de trouver un bouche-trou, elle ne peut pas compter sur la Kabylie pour s’autocensurer un tantinet pour permettre au régime de règler ses problèmes.
    Un président de la république dans les pays où les différences sont autant marquées ne peut qu’etre une éléction indirecte et pas fruit de tractation entre clans, kabyles soient ils.
    Une éléction indirecte veut dire régions autonomes sur la culture langue économie et un pouvoir central fruit de la volonté des régions d’etre unies sur des bases équitables. Un parlement et une chambre des régions. Le président est élu suivant une loi électorale qui doit corriger ses coéfficients régional en fonction du nombre de résidents

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici