Sellal, Ouyahia, Saïd Bouteflika… : Qui sera le futur Président?

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ALGÉRIE (Tamurt) – Qui sera le futur Président en Algérie dès 2019 ? L’affaire du désormais ex-Premier ministre Abdelmadjid Tebboune prouve si besoin est que la lutte au sommet de l’Etat algérien fait rage et que l’on est vraiment loin de s’entendre sur un même candidat-Président qui fera l’unanimité.

Pour l’instant donc, il semble bien prématuré de se prononcer sur la question même si de nombreux noms circulent avec persistance depuis longtemps. Il faut en revanche reconnaitre que tous les noms de personnalités avancées comme étant potentiellement celles qui pourraient succéder à Bouteflika sont loin   d’assumer ce rôle. On a d’abord avancé le nom de l’ancien Premier ministre très médiatisé et très peu critiqué par tous les médias, Abdelmalek Sellal. Le fait qu’il était chargé de représenter Bouteflika à tous les évènements de grande importance avait conforté cette hypothèse. Mais depuis qu’il a été dégommé à la tête du gouvernement, ça a complètement effacé cette thèse. Désormais, on ne parle plus de lui. Ahmed Ouyahia aussi détient le profil idéal pour être le futur président s’il n’était pas kabyle. La piste d’Ouyahia est donc peu probable même si elle n’est pas totalement à écarter car les décideurs de l’ombre peuvent toujours réserver une surprise. L’autre personnalité qui pourrait bien atterrir au trône est Saïd Bouteflika, frère de l’actuel Président, qu’on dit investit d’une infinité de pouvoirs et d’influence. L’échec de Tebboune à mettre à pulvériser l’ami de Saïd Bouteflika, Ali Haddad, en est la preuve tranchante. Mais le fait que Saïd Bouteflika soit le frère de l’actuel Président risque fort de fausser les calculs du premier.

Toutefois, en Algérie tout est possible quand on voit que, malgré son état de santé, Abdelaziz Bouteflika est resté à la tête de l’état pendant près de vingt ans. La piste la plus plausible aussi est celle-ci : il est à prévoir des scénarios tels que ceux qui ont amené Boudiaf, Zeroual, Ali Kafi ou encore Bouteflika à la Présidence. C’est à dire que le régime pourrait bien réserver une surprise à laquelle la majorité des observateurs non-avertis ne se seraient pas attendue. Et depuis l’indépendance de l’Algérie, c’est pratiquement ce procédé qui se répète.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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