Selon la nouvelle constitution, Chakib Khalil ne peut pas se présenter aux présidentielles

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 ALGERIE (Tamurt) – Chakib Khakil, l’ancien ministre de l’Energie, accusé de corruption par plusieurs médias algériens et étrangers, n’a pas le droit de se présenter aux élections présidentielles de 2019. En effet, la nouvelle constitution algérienne est claire sur la question. Elle stipule que, pour être éligible à la candidature à l’élection présidentielle, il faut résider en Algérie pendant au moins les dix dernières années précédant la date de la tenue de l’élection et ce, sans interruption.
Or, dans le cas de Chakib Khalil, cette condition sine qua non, d’après la constitution algérienne n’est pas acquise puisqu’il a résidé durant trois années aux Etats Unis d’Amériques après que l’affaire dont il est accusé a éclaté, via plusieurs médias. Pourquoi alors, les médias proches du clan de Bouteflika font tout pour faire croire que le retour de Chakib Khalil a pour finalité de le préparer pour la succession de Bouteflika en 2019 ? A commencer par les chaines de télévision Ennahar (supervisée directement par Said Bouteflika) et Dzair TV, qui est la propriété de Ali Haddad, bras économique du clan présidentiel.
Il s’agit vraisemblablement d’une diversion d’autant plus que la nouvelle constitution a été concoctée par le clan présidentiel. Ce dernier, s’il avait l’intention de présenter Chakib Khalil, n’aurait pas intégré un tel article. Maintenant que l’option de Chakib Khalil semble écartée, bien malin celui qui devinera qui sera le futur président. Car pour l’instant, de toutes les personnalités politiques les plus médiatisées, personne ne semble se prévaloir de la stature de président.
La légèreté de Abdelmalek Sellal, l’impopularité d’Ahmed Ouyahia ou encore le peu de sérieux de Amar Saadani éliminent de fait ces trois options. Mais en Algérie, tout est possible surtout quand on connait la stature des présidents qui se sont succédé à la tête de cet Etat depuis 1962. Il faut s’attendre à tout.
Tahar Khellaf