Selon les services algériens : Risque d’explosion sociale à Bougie et Tizi Ouzou

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commémoration printemps amazigh

KABYLIE (Tamurt) – Le risque d’explosion sociale est désormais réel dans les wilayas de Kabylie, Bougie et Tizi-Ouzou. Ce sont les services algériens eux-mêmes qui tirent la sonnette d’alarme sur cette probabilité. En effet, les services de sécurité de ces deux régions ont été instruits afin de se maintenir en état de vigilance pour faire face à toute éventuelle révolte populaire, qui n’est pas à exclure.

Les walis de ces deux wilayas viennent de recevoir des informations et des instructions pour rester en état d’alerte élevée car des risques de soulèvement sont réels depuis quelques temps dans cette région, apprend-on. Il s’agit, en effet, d’une éventualité fort probable qui pourrait être engendrée par la contestation sociale qui ne cesse d’amplifier ces derniers temps, non seulement en Kabylie, mais même dans plusieurs régions d’Algérie. Mais en Kabylie et dans deux autres wilayas, le risque de révolte semble être beaucoup plus élevé que dans les 44 autres wilayas.

A cet effet, l’instruction en question comprend une directive ferme pour contre-carrer et contenir voire interdire toute tentative de manifestation dans ces régions. Depuis le début de l’année scolaire 2017/2018, les conflits sociaux se sont multipliés dans la région où le secteur de l’éducation est paralysé depuis plus de trois mois suite à une grève illimitée des enseignants. D’autres actions de protestation sont enregistrées régulièrement. C’est le cas des médecins résidents également en grève illimitée depuis plusieurs mois. Au lieu de prôner le dialogue, le pouvoir n’a rien trouvé de mieux que de menacer puis de licencier les enseignants  grévistes et de les remplacer par des contractuels dénués de toute expérience professionnel dans l’enseignement et ce, à moins de trois mois de l’examen décisif du baccalauréat. Ainsi, on met de l’huile sur le feu puis on crie : Au feu !

Tarik Haddouche