Il est sénateur du FFS à Tizi Ouzou : Hocine Haroun publie son troisième roman

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CULTURE (Tamurt) – Il est rare de trouver des hommes qui arrivent à concilier trois activités qui absorbent autant que la politique, la littérature et la peinture. Hocine Haroun est de cette frange de personnes. Hocine Haroun a, en effet, progressé sur plusieurs terrains depuis sa jeunesse, voire son adolescence. Il a eu droit à un parcours politique atypique auquel s’ajoute un chemin d’artiste peintre et aussi celui d’écrivain-romancier.

Pourtant, en le voyant écumer presque toutes les activités politiques de son parti, le FFS, dont il est sénateur, particulièrement à Tizi-Ouzou, on pourrait penser, à tord, qu’il n’a plus le temps de s’adonner à une activité nécessitant une concentration aussi importante que l’écriture romanesque. Hocine Haroun vient donc de publier un troisième roman intitulé « La relique ». Ainsi, après « Le roseau sentimental », publié en 1984 en France chez les éditions « La pensée universelle » et après « Faty, sa fille Thas et monsieur Pons », Hocine Haroun continue de titiller sa plume en rebondissant avec le roman « La relique », inspiré sans doute de faits réels.

Hocine Haroun y raconte les difficultés énormes que vit une petite famille pauvre et superstitieuse vivant dans un village situé au fin fond de la Kabylie. Un livre plein d’épisodes tristes que Hocine Haroun a su décrire grâce à sa plume alerte et à son français impeccable. Hocine Haroun offre au lecteur une histoire à la manière de Mouloud Feraoun. Les passages forts de ce roman sont ceux de la mort que Hocine Haroun restitue en entraînant le lecteur dans un univers extrêmement douloureux. Mais lire ce roman peut constituer une thérapie pour les lecteurs ayant subi durant leur vie des épreuves difficiles et ayant affronté un ou plusieurs deuils. A lire absolument.

Tahar Khellaf