Le sérail algérien contre les kabyles, l’écrivain Boualam Sansal et l’interdiction du jeu d’échecs en Arabie-Saoudite

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DIASPORA (Tamurt) – Les gens du sérail algérien, formatés par le système araboislamique d’Alger, ont au moins cette géniale idée, de retourner à leur profit toutes les critiques justes et épineuses sur leurs méfaits à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire algérien. Ils se positionnent toujours en victimes, alors que leur métamorphose en bourreaux a débuté avec les chars en 1962.

Il faut dire, qu’ils se sont dotés d’un espace vital, d’une armée, d’une police, d’une gendarmerie, d’une administration et d’une justice  aux ordres. Les pétrodollars, cette monnaie clinquante, sont toujours prêts à servir et à sévir tel un colt de cowboy, pour tourner la tête à un peuple asservi par la violence médiatique, par le mensonge à l’école, à l’université  et dans les institutions politiques ou administratives. Ils n’aiment pas ni le débat politique, ni les critiques. Ils préfèrent acheter le peuple et les intellectuels pour les transformer en populace et « haraga » et enfin jongler avec eux dans ce pays squatté et réduit en un espace pour cirque en plain air. Les chaînes de télévision et les radios, travesties en hôpitaux de lavage de cerveau, constituent avec une certaine presse écrite des tribunaux pour bouffer du kabyle, du mozabite, du mazigh, de l’occidental, du chrétien et de l’intellectuel libre, même algérien, comme actuellement Boualam Sansal.

Les snipers de l’info frauduleuse excellent dans des attaques contre un écrivain pour qui la liberté d’opinion ne se monnaye ni en dinars, ni en euros et ni en dollars. La presse algérienne, plongée, dans toute sa majorité, dans un narcissisme araboislamique, n’arrive pas à s’émanciper de ses maîtres arabistes du colonialisme islamo-oriental, représenté avec vigueur par la Cosa Nostra du pouvoir d’Alger. Plus arabes que les arabes du Moyen-Orient, mais resteront toujours arabes de deuxième classe, les arabistes algériens, algérianistes sans conviction ou par contrariété à l’ancien colonisateur français, préfèrent s’investir dans une entreprise d’extermination de tout ce qui est amazigh ou kabyle. Le complexe d’infériorité des algériens, nourris par le système araboislamiste depuis Boumediène, poussent certains pauvres de cette Algérie et du soi-disant « Maghreb » décrétés tous les deux arabes, à faire marier indignement leurs filles à des potentats islamistes, comme à ce vieux précurseur du fascisme vert, l’égyptien EL Qaradawy. La domination est double! L’arabisation des Africains du Nord par l’Islam et par « la donation » de leurs filles aux moyen-orientaux.  Il n’y a pas mieux pour éradiquer un peuple! Cela ne serait pas anormal, si les relations étaient, évidemment, naturellement humaines. Mais aujourd’hui ce n’est pas le cas.

Selon la volonté du système d’Alger, la culture arabo-orientale est dominatrice et par déduction plus valorisée et valorisante que celle du terroir algérien. Ainsi par automatisme presque irreversible, le citoyen algérien infériorise sa propre culture. Aussi, dans des compétitions sportives internationales, l’algérien, quand il gagne, dédie sa victoire toujours au monde arabe. S’il est kabyle, il annonce qu’il est algérien et s’il est algérien, il déclare qu’il est arabe! La culture moyen-orientale arabe demeure la source d’approvisionnement.

Quand le grand mufti d’Arabie saoudite Sheikh Abdulaziz Al-Sheikh, s’en prend aux jeux d’échec que les musulmans jouent depuis 1400 ans, en le déclarant incompatible avec le coran (Magazine allemand „der Spiegel“ du 22.01.2016) parce qu’il ne passe pas à leur »Islam » wahabiste, n’offusque  personne. En définitif, ils trouvent leurs antagonistes, que chez les kabyles et l’écrivain Boualam Sansal, car non aliénés et non alliés, ni par l’arabisme, ni avec les araboislamistes du club d’Oujda d’Alger. Kamel Daoud, étant encore  moins farouchement engagé contre le système araboislamo-algérien, fut épargné. Il fut néanmoins attaqué voracement par Rachid Boudjedra et par une certaine classe bien-pensante française, qui épie ses anciens sujets, restés indigènes, des anciennes colonies pour leur enseigner, ce qu’est l’islamophobie. Rachid Boudjedra est pro Algérie arabe, car l’Algérie n’était que française et non amazighe. Où sont les promoteurs de la vérité historique sur l’Algérie? Même le commandant Azzedine et Yacef Saadi, auraient été plus crédibles dans leur réponse à l’écrivain Ted Morgan sur la guerre d’Algérie, s’ils avaient dénoncé les dérives coloniales araboislamistes du système algérien sur l’Histoire de la Kabylie et de l’Algérie. Les algériens, décidés de s’arabiser par la religion islamique, orientent leurs invectives contre les propos de Boualam Sansal tenus dans une interview dans le journal Le Monde. Ils ne peuvent pas, par contre, s’opposer à leurs maîtres d’orient arabe: LA! YADJOUZ! Profèrent-ils! Ils sont les représentants des conquérants arabes sur la terre des Imazighen. Mais, en définitif, pour eux le risque est énorme, s’ils  avouaient la verité. Ils détruiraient un grand mensonge historique napoléonien, devenu occidental et planétaire, faute d’un état amazigh ou berbère: celui d’une Afrique du Nord arabe. Cela signifirait un renforcement de la culture originale amazigh et singulièrement celle de la nation kabyle, réappropriation de l’identité authentique de tous les peuples d’Algérie  et cessation du soutien  de la politique arabo-orientale de la France, qui cause des dégâts en Afrique du Nord et en France , dans l’émigration.

La politique discriminatoire de la ministre française de l’éducation nationale, Mme Najat Valaud-Belkacem envers les kabyles et les amazighs de France, qu’ils viennent d’Algérie, du Maroc ou  partout d’Afrique du Nord, est une preuve flagrante.

Masin Ammour