Ils seront ses premiers adversaires, le RCD face à ses maires

1

KABYLIE (Tamurt) – Drôle de sort que celui réservé au Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Un triste sort qui n’est pas tombé du ciel. Il est la résultante et la conséquence fâcheuse de pratiques hitlériennes, prévalant au sein d’un parti qui s’est toujours targué d’être « la locomotive » de la démocratie en Algérie.

Or, il se trouve que son fonctionnement même est loin d’avoir un quelconque rapport avec la démocratie. Le peu de personnes qui restent encore au RCD assistent donc impuissants, depuis quelques semaines, devant la désertion de ses rangs, non seulement par des vagues de militants et cadres mais aussi et surtout par les maires ayant été élus, il y a cinq ans, sur ses listes.

Il se trouve que lors des prochaines élections municipales du 23 novembre, les premiers adversaires du RCD, ce ne sont plus les militants du FFS (Front des Forces socialistes) mais leurs propres maires, dont la majorité se présentera à titre indépendant après avoir claqué la porte du parti ou bien poussé à la porte par un cabinet noir local qui détient désormais les clé du destin du RCD.

En plus du maire de Tizi-Ouzou, de nombreux autres élus participeront à cette course mais pas sous la casquette du parti de Mohcene Bellabas. C’est le cas du maire d’Ait Oumalou. Le président de l’assemblée populaire communale de Tadmait a poussé le bouchon plus loin. Après avoir démissionné du RCD, il a  adhéré au RND (Rassemblement national démocratique) dans les rangs duquel il compte se présenter pour un nouveau mandat.

D’autres maires du RCD, et ils sont nombreux, ont aussi tourné le dos à leur parti. Mais les choses restent dans l’ombre pour le moment. Jusque-là, les responsables locaux du RCD font tout pour cacher cette réalité amère, à savoir la désertion du parti par ses maires et ses élus mais les prochains jours dévoileront tous les détails de la tempête qui est en train d’emporter un parti dont il ne reste que des ruines, des cendres et quelques… bons souvenirs très lointains.

Tahar Khellaf