Session de l’APN : Les députés du FFS boycottent mais ils percevront les 40 millions

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Députés
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ALGÉRIE (Tamurt) – Pour faire croire qu’ils font de l’opposition, les députés du Front des Forces Socialistes (FFS) ont boycotté, cette semaine, la session de l’Assemblée populaire nationale (APN). Il s’agit bien entendu d’une action vide de sens et qui n’a absolument aucune répercussion tant les députés du FFS ne représentent qu’une poignée de personnes dans une APN, fabriquée de toutes pièces et où le FLN et le RND détiennent la majorité absolue. Le FFS ainsi que tous les autres partis microscopiques ne représentent qu’une poignée de députés dont l’acceptation au sein de l’hémicycle n’a d’autres buts que de soudoyer ces formations politiques.

Quel sens pourrait-on, en effet, donner au boycott de la session de l’APN par les quelques députés du FFS ? Ces derniers, pour rappel, boycottent la session de l’APN mais, la fin du mois, ils percevront leur salaire faramineux de 40 millions de centimes qui représente plus de 22 fois le Smig  en Algérie. Déjà, en étant présent au siège de l’APN, les députés algériens sont réputés pour leur passivité voire somnolence en pleine séances de travail.

Ils sont également connus pour  leur démission totale lors des débats. Qu’en sera-t-il lorsqu’ils seront  à l’extérieur de l’hémicycle. Les députés du FFS, à l’instar de ceux du RCD, et il s’agit d’un secret de polichinelle,  ne pèsent rien. Il suffit de se rappeler avec quel taux de participation honteux et insignifiant ils ont été élus. En plus, cette démarche qui consiste à boycotter ou à se comporter en clown, en criant à tue-tête non sans se ridiculiser et rabaisser le niveau, démontre, si besoin est, à quel point les deux partis du FFS et du RCD sont empêtrés dans des contradictions.

En effet, le FFS et le RCD participent, à chaque fois, à des élections qu’ils savent truquées d’avance. Ils légitiment de fait les institutions élues avec leur caution. Et après les élections, les élus de ces deux partis ne savent plus sur quel pied danser. Et dire que pendant très longtemps, les kabyles avaient cru que le FFS et le RCD étaient des partis d’opposition.

Tarik Haddouche