Session de l’APW : Tous les projets de Tizi Ouzou sont bloqués

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tizi ouzou
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TIZI OUZOU (Tamurt) – Tous les projets structurants et de grande importance, dont a bénéficié la wilaya de Tizi Ouzou ces dernières années, sont bloqués ou à l’arrêt. Au meilleur des cas, ils avancent au ralenti. C’est le constat sans concessions qui a été établi à l’unanimité par l’ensemble des élus à l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou lors de la session ordinaire de l’APW qui s’est déroulée les dimanche et lundi derniers. Le constat négatif vient ainsi d’être confirmé par les élus qui détiennent les dossiers de ces projets et qui sont de ce fait très bien informés.

Les cas des projets bloqués ou qui trainent sont nombreux à commencer par celui du grand complexe sportif de 50 000 places de Boukhalfa dont les travaux trainent en longueur depuis l’année 2005. Le projet du téléphérique de la ville de Tizi Ouzou est également à l’arrêt car l’entreprise étrangère qui le réalise n’a pas été payée par l’Etat algérien pour les travaux déjà effectués. Le projet de la pénétrante autoroutière Tizi Ouzou-Bouira n’est pas, non plus,  près de connaitre le bout du tunnel puisqu’un retard énorme est accusé dans le rythme des travaux.

Les élus à l’APW de Tizi Ouzou ont, en outre, déploré le retard qui touche aussi d’autres grands projets à l’instar du centre anti-cancer de Mirabeau, le barrage d’eau de Souk N Tleta, Ce dernier n’est qu’à 43 % de taux d’avancement alors qu’il devait être réceptionné depuis plusieurs années, faut-il le rappeler. En plus de ces projets qui n’avancent qu’au gré des humeurs, il y a lieu de rappeler que, suite à la crise économique et financière que vit l’Algérie après la chute du prix du pétrole durant l’été 2015, d’autres projets de grande envergure, initialement prévus dans la région, ont été tout simplement gelés. Le projet le plus important dont avait bénéficié la wilaya de Tizi Ouzou avant qu’il ne lui  retiré par manque d’argent est celui du centre hospitalo-universitaire, qui devait être implanté à Oued Falli.

Pourtant, dans tous les discours pompeux prononcés par les hauts responsables de l’Etat algérien, ces derniers ont toujours rassuré que les mesures d’austérité qu’impose la crise financière n’affecteront aucunement les secteurs stratégiques et aussi sensible que celui de la santé. Mais ce ne sont que des discours creux comme on en entend tous les jours en Algérie et à tout bout de champ.

Tahar Khellaf