Le seul rempart contre la répression et la politique de la terre brûlée réside dans l’unité et la fraternité de tous les kabyles.

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Bouaziz Ait Chebib

CONTRIBUTION (Tamurt) – Après l’empêchement des rassemblements, des meetings et des conférences des souverainistes kabyles sous le prétexte fallacieux de l’absence d’autorisation, le pouvoir colonial algérien interdit les rencontres organisées par des centres culturels et cafés littéraires qui activent pourtant dans le cadre des lois algériennes, pour la simple raison que leurs invités échappent au contrôle de la corruption politique et financière érigées comme mode de gouvernance.

Des émeutes ont éclaté, dans l’après midi du 22 juillet, à Aokas après l’empêchement violent d’une huitième conférence, organisée par le Café littéraire d’Aokas et l’association Azday de la même ville. Suite aux violences endurées par les citoyens(e)s d’Aokas, je leur exprime ici mon soutien fraternel indéfectible. Désormais, aucune voix contestataire ou vision remettant en question l’ordre colonial établi n’est tolérée. Ainsi, le régime algérien, en digne disciple du nazi Joseph Goebbels, sachant qu’il est incapable de convaincre par ses idées, il a décidé de réduire le vocabulaire de façon à ce que plus personne ne puisse exprimer que ses idées à travers des slogans creux et mensongers mais ô combien efficaces. En plus de la répression, de la salafisation, de la misère endémique dont notre peuple est victime, le pays subit un désastre écologique. Le pouvoir colonial algérien veut faire de notre verdoyante Kabylie un désert, alors que sous d’autres cieux ont fait des déserts des endroits plus verdoyants que la Kabylie.

Face à ce plan d’extinction de la Kabylie, la solidarité et la fraternité sont plus que jamais de mise et que cessent toutes les pratiques qui nous autodétruisent. Travaillons tous main dans la main, dans le respect et la complémentarité pour conjuguer nos efforts dans des actions allant dans le sens de la défense et de la promotion de notre identité kabyle, de notre langue, de notre culture et de notre sécurité, toutes gravement menacées.

Bouaziz Ait-Chebib