Slimane Laouari, Hassan Moali, Ali Chebli, M.A. Temmar… : Les journalistes kabyles désertent le journal d’Ali Haddad

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 Le temps d’Algérie
 Le temps d’Algérie

ALGÉRIE (Tamurt) – Plusieurs journalistes kabyles, qui exerçaient au quotidien « Le temps d’Algérie » du milliardaire Ali Haddad (également président du Forum des Chefs d’Entreprises) ont jeté l’éponge et ont choisi d’opter pour d’autres journaux où ils y travaillent désormais. On peut citer, entre autres, Slimane Laouari (ex-chroniqueur), Hassan Moali (ex-directeur de rédaction) Mohand Arezki Temmar, Ali Chebli, etc…

Ce départ collectif des journalistes en question ne peut pas être étranger à la situation catastrophique dans laquelle évolue, ces derniers temps, le groupe de presse de Ali Haddad avec ses deux quotidiens en français et en arabe « Le temps d’Algérie » et « Waqt El Djazair » ainsi que deux chaines de télévision « Dzair TV » et « Dzair News ».

En effet, l’un des hommes les plus riches d’Algérie, Ali Haddad en l’occurrence, n’a pas versé de salaires à ses journalistes et travailleurs depuis quatre mois, ont déploré les concernés qui ne savent plus à quel saint se vouer. Quand on sait que Ali Haddad est le patron des patrons algériens et l’ami « intime » de Said Bouteflika, frère et conseiller spécial du Président de la République, mais aussi l’un des décideurs principaux en Algérie, on est en droit de se demander : où va l’Algérie ?

En effet, si cette situation avait été déplorée au sein d’un autre groupe de presse aux moyens limités, la chose aurait paru, un tant soit peu,  compréhensible. Mais il se trouve que Ali Haddad et ses groupes (dont le géant l’ETRHB) sont ceux qui détiennent la majorité des projets gigantesques en cours de réalisation en Algérie et ce, depuis plus d’une décennie. Il faut ajouter aussi le fait que les journalistes du groupe de presse de Ali Haddad sont les moins rémunérés en Algérie et les plus exploités.

Tarik Haddouche