La somme est en cours de remboursement : Rebrab a payé 400 milliards aux actionnaires d’El Khabar

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REBRAB

ALGERIE (Tamurt) – L’achat du groupe de presse El Khabar, comprenant le renommé quotidien arabophone portant le même nom et la chaîne de télévision, qui diffuse en langue arabe également, devait coûter 400 milliards de centimes.

Issad Rebrab, également patron du journal Liberté et co-propriétaire de ce quotidien avec le journaliste Ahemd Fattani (par ailleurs directeur de l’Expression), a versé cette coquette somme d’argent aux actionnaires d’El Khabar qui sont, principalement, des journalistes. Mais dès lors que cette transaction commerciale n’a pas fait long feu et a  foiré suite à l’intervention du ministère de la communication algérien, les 400 milliards en questions sont actuellement en cours de remboursement et Issad Rebrab, qui a renoncé à l’achat du groupe El Khabar, va recevoir son argent rubis sur l’ongle. Comme on peut le constater, l’achat de ce média par Rebrab devait lui revenir très cher. Mais s’agissant d’un homme d’affaires extrêmement avisé, on devine donc que Rebrab en acceptant de payer si cher sait parfaitement où il pose ses pieds.

La grande polémique ayant suivi « cette tentative avortée » d’achat d’un des médias les plus connus en Algérie avait charrié dans son sillage une information de taille faisant état de la volonté de Rebrab de briguer un mandat présidentiel en 2019. Mais étant donné que Rebrab n’appartient plus au même clan que Bouteflika (tel qu’il l’a lui même affirmé lors de son célèbre entretien à Berbère télévision), il a eu affaire à une avalanche d’hostilités, notamment de la part des médias proches du clan présidentiel principalement Ennahar TV. Une campagne qui a fini par faire changer d’avis à Issad Rebrab, qui est revenu à ses affaires économiques en mettant en veilleuse ses ambitions politiques, qui n’ont pas été toutefois clairement affichées et exprimées.

Depuis ce changement de cap, on a constaté qu’Issad Rebrab n’est plus embêté. Et comme pour renvoyer l’ascenseur au clan de Bouteflika, Rebrab a même fait de grandes concessions comme les annonces publicitaires en langue arabe qu’il a offert aux quotidiens pourtant francophones : Liberté, El Watan et le Quotidien d’Oran. Le groupe Cevital, qui est aussi la propriété de Rebrab, inonde également de publicité la chaîne de télévision du pouvoir algérien, la tristement célèbre ENTV.

Tahar Khellaf