Son coup d’envoi a eu lieu hier après midi : Les Kabyles boudent le festival de danse de Khalida Toumi

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CULTURE (Tamurt) – Les responsables de la culture algériennes, à leur tête El Hadi Ould Ali et Khalida Toumi, ont eu une douche Froide hier après-midi, à l’occasion du coup d’envoi de la huitième édition du Festival Culturel Arabo-Africain de la Danse Folklorique qui aura lieu à Tizi-Ouzou, du 03 au 07 juillet.

Les habitants de la ville de Tizi-Ouzou ont carrément et spontanément boudé cette énième mascarade. Personne n’est sorti dans la rue pour assister aux parades traditionnelles des troupes de danse venues essentiellement des pays des golfs et des régions arabophones algériennes. Les rues de la capitale du Djurdjura se sont étrangement vidées juste au passage des festivaliers. Les responsables de la Culture ont été humiliés publiquement.Hormis les services de sécurité et quelques gamins, des élus du FLN, RND et FFS, personne d’autres n’a assisté à la cérémonie d’ouverture.

Certains participants, organisateurs et danseuses ont même été hués de haut des balcons. » Ils ne sont pas les bienvenus en Kabylie », râla un vieux. « Honte à vous. La Kabylie accuse un énorme retard sur tous les plans et vous, vous gaspillez 14 milliards avec des troupes matrices en trois jours », lâcha une vielle Kabyle à un organisateur qui portait sur son cou un badge d’organisateur, au centre-ville de Tizi-Ouzou.

C’est la première fois que les responsables de la culture de Tizi-Ouzou subissent une telle humiliation. Les « troupeaux » de journalistes de différentes télévisions du pouvoir ont d’ailleurs eu toutes les peines du monde à trouver un public à filmer.

A la fin de festival, qui est un vrai carnaval de la honte, les festivaliers se sont rués vers leurs chambre d’hôtel et vers les tables bien garnies.

El Hadi Ould Ali et ces comparses, la mort dans l’âme, sont restés bouches-bée. Ils n’ont rien vu encore. D’autres surprises les attendent de la part des Kabyles. La masse silencieuse réagira un jour. Elle ne se contentera pas seulement de bouder ces flibustiers de la culture.

Youva Ifrawen