Soutien aux grévistes de la faim de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle

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TIMANIT I TMURT N YIQVAYLIYEN

MOUVEMENT POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

La corruption, la violence, la répression et l’intimidation constituent les points cardinaux du programme du régime algérien qui à l’image de tous les régimes coloniaux, s’acharne contre la culture qu’il considère, et à juste titre, comme un des éléments décisifs entraînant la chute des régimes illégitimes.

Bourrage des crânes, verrouillage médiatique, violations des droits élémentaires, la machine répressive de Bouteflika et ses parrains militaires redouble de férocité et d’ingéniosité pour asseoir l’ignorance couplée au fanatisme religieux, condition siné-qua-non pour duper les citoyens et les amener à un état de déliquescence sans retour possible.

Ainsi, la première résolution « culturelle » de la nouvelle année consiste à fermer l’Institut des Beaux Arts. Les services de Khalida Toumi s’attaquent aux futurs artistes en tentant de les museler et en leur ôtant toute liberté de création, synonyme d’une société qui évolue. En parfaite exécutante des basses besognes du clan d’Oudjda, Khalida Toumi, avec le zèle qui caractérise les kabyles de service, emboîtant le pas à son homologue Ouyahia, se montre plus royaliste que le roi en accomplissant la mission infâme de réprimer et de renvoyer, en toute illégalité, les étudiants du seul institut spécialisé en arts dramatiques en Algérie.
Cette attitude scélérate nous renseigne, si besoin est, sur les desseins obscurantistes du régime algérien à travers sa politique anti-culturelle qui n’a d’autre but que d’asservir les peuples d’Algérie à travers une dépersonnalisation active, entamée par la colonisation française.

Le MAK qui élève la culture au rang des premiers besoins de l’Homme, condamne cette atteinte à la dignité des étudiants, apporte son soutien indéfectible aux grévistes de la faim et indexe les instances internationales qui demeurent inertes face à l’un des régimes les plus corrompus, racistes et dictatoriaux de la planète.

Kabylie, le 03 mars 2013

Bouaziz Ait Chebib, président