Et si le MAK appellait à une désobéissance civile ?

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KABYLIE (Tamurt) – Si le MAK a fait une démonstration de force le 20 avril dernier,  le combat de ce mouvement ne s’est jamais limité  à la commémoration de cette date symbolique. La lutte est quotidienne en Kabylie et le MAK gagne du terrain chaque jour.

Le régime a compris  que  le peuple kabyle  ne s’arrêtera pas là. La dynamique   du MAK est un  atout pour le peuple kabyle. Maintenant que le bataille du terrain est gagnée haut la main par les militants du MAK, tout le monde attend  avec impatience  les futures  décisions stratégiques du MAK. Car se contenter des manifestations  ne suffira pas à faire flancher le régime.

Les militants du MAK attendent beaucoup des performances diplomatiques du GPK au niveau international. L’option d’une désobéissance civile est très évoquée au sein des sections au niveau local. «C’est une question qu’il faut débattre et il faudra élaborer une stratégie pérenne et efficace si jamais le peuple Kabyle opte pour cette stratégie », préconise un étudiant de Tizi-Ouzou.

D’autres ne sont pas de cet avis et évoquent le pourrissement de la Kabylie. «  Je pense qu’il faut être patient. Moi je propose aux militants du MAK d’exceller aussi dans la production culturelle kabyle. Combien de militants du MAK écrivent et lisent correctement la langue kabyle ? D’abord on doit mettre sur place une académie kabyle productive qui regroupera tout le monde.  J’en suis sûr que c’est la meilleure option.

Regardez, les jeunes de 20 ans qui  parlent en arabe à Tizi-Ouzou-ville. C’est un drame », regrette une autre étudiante de l’université de Tizi-Ouzou. Une chose est certaine, les Kabyles sont motivés et surtout mobilisés pour défendre leur territoire.

Lounès B