Suite à la crise financière que vit l’Algérie
Les chanteurs kabyles de service ont disparu de la scène

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Suite à la crise financière que vit l’AlgérieLes chanteurs kabyles de service ont disparu de la scène
Suite à la crise financière que vit l’Algérie
Les chanteurs kabyles de service ont disparu de la scène

ALGERIE (Tamurt) – Le pouvoir algérien semble ne plus avoir assez d’argent et de moyens pour payer les chanteurs de service kabyles qu’il a l’habitude d’associer à ses entreprises de tenter de domestiquer le peuple kabyle, en vain depuis des décennies.

Depuis le début de la crise financière qui secoue l’Algérie suite à la chute du prix du pétrole, les chanteurs qui ont l’habitude d’applaudir le pouvoir algérien et son président même quand ce dernier insulte les Kabyles et les qualifie de nains, ont complètement disparu de la scène. Alors qu’il y a quelque temps, quand le pétrole se vendait à 150 dollars le baril, ces mêmes  chanteurs se produisaient parfois en trois spectacles d’affilés.

Actuellement, on ne les voit plus sur scène. Ces mêmes chanteurs à la solde du pouvoir, qui s’est pendant longtemps ingénié à leur pré fabriquer une réputation factice et à leur refaire une virginité quand ils étaient en perte de vitesse, n’ont pas hésité à se produire en 2003 en France dans le cadre de l’année de l’Algérie en France au moment où le sang des 126 martyrs kabyles assassinés par des gendarmes algériens n’avait pas encore séché.

Ces mêmes chanteurs, encensés à longueur d’année par les médias publics algériens, ont aussi chanté dans des festivités visant à renier l’identité amazighe de l’Algérie comme la manifestation culturelle de la honte : Constantine capitale de la culture arabe ainsi que dans les festivals arabes de la danse folklorique que le pouvoir a domiciliés à Tizi-Wezzu pour narguer les Kabyles. L’un de ces chanteurs de service a même chanté au festival de Djemila ( dans la région de Sétif) dans un festival de solidarité avec le peuple libanais au moment même où les enfants de la Kabylie tombaient en martyrs.

À l’époque, le pouvoir algérien avait suffisamment de moyens pour séduire ces chanteurs-mercantilistes pour qu’ils n’hésitent pas à trahir leur peuple et leur cause. Heureusement que la majorité des artistes kabyles n’ont pas accepté de devenir des traîtres en déclinant les offres du pouvoir même quand le prix que le pouvoir était prêt à payer était mirobolant. On pense notamment à Idir, Ferhat, Fellag, Farid Ferragui, Zedek Mouloud, Chérif Hamani, et la liste est très longue, beaucoup plus longue que celle des traîtres.

Lyès Medrati