Suite à son appel à la constitution d’une « force de contrainte », Ferhat Mehenni vilipendé par le journal El Watan

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Ferhat Mehenni
Ferhat Mehenni

KABYLIE (Tamurt) – Le journal algérien « El Watan » a publié, ce jeudi 7 juin, plusieurs articles où ses journalistes s’en prennent, avec une grande virulence, à Ferhat Mehenni, qui a lancé cette semaine un appel aux kabyles pour constituer une « force de contrainte ». Dans plusieurs articles, les journalistes d’El Watan ont traité Ferhat Mehenni de tous les noms d’oiseaux.

Les journalistes ont même fouiné dans les archives pour ressusciter le conflit qui avait opposé Matoub Lounès à Ferhat Mehenni et qui avait fini par atterrir devant les tribunaux français. Le journal « El Watan » ajoute en qualifiant les propos de Ferhat Mehenni de « déclarations d’une extrême gravité ». L’un des journalistes d’ « El Watan » a qualifié Ferhat Mehenni « d’opportuniste ». Le même journaliste a souligné que Ferhat Mehenni est dans une logique qui pourrait conduire vers l’irréparable.

« La stratégie de lutte que Ferhat Mehenni entend mettre en place risque d’ouvrir les portes de l’enfer », ajoute le journaliste du quotidien algérien francophone « El Watan », proche du général Mohamed Mediene qui était à la tête du DRS avant d’être éconduit par le clan de Bouteflika. Le journaliste d’ « El Watan » surenchérit : « C’est faire preuve d’une irresponsabilité politique et morale. Cette stratégie du pire poursuivie par  «le maquisard de la chanson» autorise beaucoup de questionnements ».

On remarquera que,  même l’expression de maquisard de la chanson a été mise entre guillemets par le journaliste d’ « El Watan ». Dans d’autres articles du même journal, il est écrit que par sa dernière déclaration, Ferhat Mehheni « vient de signer son acte de décès ». Et d’ajouter : « Se proclamant chef de la Kabylie auto désigné et mettant sur pied un fantomatique «gouvernement provisoire», il escalade un à un les étages d’une construction politique effrayante. A partir de Paris, il envoie ses partisans en Kabylie au charbon, certains d’entre eux ont pris leurs distances – parce qu’ayant vite détecté les dérives – sont voués aux gémonies ».

Le réquisitoire d’El Watan ne s’arrête pas là bien sûr. La question qui se pose : « Pourquoi c’est spécialement le journal « El Watan » qui a réagi, et avec une grande virulence contre les dernières déclarations de Ferhat Mehenni ? ». Des journaux de la même dimension qu’ « El Watan », comme « Liberté » ou « Le soir d’Algérie », n’en en soufflé aucun mot. Ils n’ont parlé de la dernière sortie de Ferhat Mehenni ni en bien ni en mal.

Tarik Haddouche