Suite aux révélations du journal Tamurt.info : Le directeur de rédaction de la Dépêche de Kabylie licencié pour harcèlements sexuels

15

KABYLIE (Tamurt) – Djafar Chilab n’est plus directeur de la rédaction du quotidien régional, La Dépêche de Kabylie. Il a été licencié de son poste ce matin pour harcèlements sexuels contre des employées du même quotidien, selon source confirmée par la direction du journal. Le scandale a été révélé par notre journal Tamurt.info dans son édition du 14 mai 2013, dans un article titré «Chantages sexuels pour les recrutements à la Dépêche de Kabylie».

Trois victimes se sont rapprochées de notre rédaction pour dénoncer les agissements de ce responsable. Des preuves irréfutables ont été mises à notre disposition par une des victimes. Des enregistrements téléphoniques des appels de ce directeur de la publication nous ont été remis. Nous avons choisi de ne pas mettre en ligne les conversations qu’en cas de nécessité par respect aux victimes qui ont exigé l’anonymat.

Les enregistrements ont confirmés les accusations des trois victimes. Djafar Chilab usait de chantages sexuels en contrepartie de recrutement des jeunes filles journalistes. « Il m’appelle souvent la nuit en usant d’un langage vulgaire comme un animal, ce responsable est un diable. Il est capable du pire et agit sans aucune honte ni scrupule et il va le payer tôt au tard », avait déclarait une ancienne journaliste de la Dépêche à Tamurt-Info le mois de mai dernier. Depuis, d’autres victimes se sont manifestées.

Trois journalistes qui exercent actuellement pour la Dépêche ont subi depuis le mois de mai dernier des harcèlements et des intimidations de leur responsable qui exerce au bureau régional de Tizi-Ouzou. C’est suite à leur décision courageuse de porter l’affaire devant les tribunaux, et l’assurance du journal Tamurt.info de leur apporter son soutien, que le patron du journal, l’actuellement ministre, Amara Benyouès, a pris la décision de mettre à la porte son directeur de la rédaction. Amara Benyounès ne veut pas faire trop de vague avec ce scandale.

Nassim N