Les supporters boycottent la JSK de Hannachi

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match JSK

TIZI-OUZOU (Tamurt) – La dramatique descente aux enfers se poursuit pour le club-symbole de la Kabylie, la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), prise en otage par une poignée de valets du pouvoir algérien, à leur tête Moh Chérif Hannachi.

Samedi dernier, à l’occasion du match de championnat de la Ligue professionnelle, face au CABatna, le stade du 1 er novembre de Tizi-Ouzou était quasiment vide. Les supporters de la JSK, qui ont daigné faire le déplacement à Tizi-Ouzou, se comptaient sur les doigts de la main. Les gradins étaient désespérément déserts. Il s’agit là d’une réaction somme toute normale de la part des supporters du club kabyle qui ne veulent plus cautionner ce qui se passe au sein de la JSK, depuis que Hannachi a été placé à sa tête par ceux qui ont voulu ôter toute verve à l’équipe et ce qu’elle symbolise.

A l’instar des années précédentes, la JSK a du mal à s’imposer encore. La JSK de Moh Cherif Hannachi n’arrive même pas à arracher une victoire, ne serait-ce minime, à domicile. D’ailleurs, le club du Djurdjura, qui compte des fidèles par dizaines de milliers dans les quatre coins de la Kabylie, a fini ce énième match en queue de poisson avec un score de 1 à 1. La JSK a failli même terminer par une défaite car les attaquants du CAB ont raté de nombreuses occasions pour inscrire un second but.

Ce constat amer d’échec ne cesse de ternir l’image du club kabyle qui était la fierté de toute la Kabylie dans les années soixante-dix et quatre-vingt, mais aussi l’un des moyens les plus efficaces qui a contribué à porter haut et fort le combat identitaire amazigh face à la dictature du FLN. Les supporters de la JSK aiment toujours cette dernière mais leur désertion des stades ces derniers temps a pour objectif de dire basta à Hannachi et à tous ses acolytes. Les supporters sauront réinvestir les gradins des stades quand le club reviendra à ses véritables enfants et à sa vocation d’origine. Ce jour-là, ce sont ceux qui la tiennent en otage actuellement qui ne pourront pas sortir de leurs villas.

Tahar Khellaf