Tabbou et Bouchachi ne parle jamais de Tamazight

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ALGERIE (TAMURT) – Les deux hommes politiques les plus visibles sur la scène politique en Algérie sont Mustapha Bouchachi, un Kbayle de Jijel, et Tabbou, un Kabyle du Djurdjura. Certes, beaucoup estiment qu’ils sont honnêtes et crédibles. Ils n’ont jamais été dans les cercles des décisions du régime algérien, même si Tabou a déjà gouté au 40 millions par mois du parlement algérien.

Il est à signaler qu’aucun d’eux ne fait la moindre allusion à la question amazighe. Depuis le 22 février dernier, les deux hommes politiques interviennent  chaque jour dans la presse et les télévisons. Ils évoquent tout, sauf tamazight. Si Tabbou esquisse parfois des mots en Kabyles, jamais Mustapha Bouchachi n’a soufflé le moindre mot en Kabyle, une langue qu’il maîtrise parfaitement pourtant. 

Les deux savent pertinemment que pour devenir un jour président, un rêve qu’ils caressent, il faut montrer patte blanche et ne jamais parler de tamazight. C’est une réalité qu’il faut voir en face et soulever. Les Algériens ne veulent pas de tamazight, pourquoi on continue à vivre avec eux? Les Kabyles aussi ne veulent pas de la langue arabe.

Nadir S.

4 COMMENTAIRES

  1. Pour l’instant on nous propose que des kabyles pour la transition. bouchachi est trop humaniste pour pouvoir être le futur président il n’a pas l’envergure et les autres sont des seconds couteaux intellectuellement parlant. pour cette 2ème république ils faut des hommes et des femmes compétents peux importe qu’ils soient kabyles ou arabes à partir du moment qu’ils soient integre honnête et surtout pas nationaliste ou régionaliste ou xénophobes comme une bonne partie des kabyles

  2. Leurs rôle est de présenter le spécimen anthropologique et politique qui réussit socialement et donc politiquement, qui passe par la voie de l’ assimilation au fait accompli de la Oumma à la place de la nation. Faute de revendiquer la primauté de la nation et ses valeurs qui placent avec l’ Amazigh côtée au certain, comme édifice de l’ identité, l’ autocensure des kabyles laisse place aux personnages choisis par le régime lesquels feraient de courroie de transmission de la nouvelle identité basée sur un État arabe d’ où ce devoir -être arabisant, un tabou qui avec le temps acquiert la force de valeur.

  3. Pffff.. J’aime bien vous lire tamurt. Mais Bouchachi parlait kabyle très bien. A Melbou il aparlait en kabyle. Je ne vois pas l’intérêt de parler kabyle sur un plateau de télé quand on est censé s’adresser aux 40m dalgeriens dont la majorité ne comprennent Pas. Bouchachi comme tabou pensent que Tamazight est une formalité s’ils sont au pouvoir. Ils ne le. Pensent pas mais ils sont convaincu. Alors inutile de faire un pauvre article de 4 lignes pour uniquement dénigrer. Vous navez pas le. Monopole de la. Langue amazigh alors à défaut de critiquer tout le temps essayez de produire des choses ayant du sens. L’heure est à l’union à yayethmathen.

  4. Tabbou et Bouchachi ont en commun d’avoir été des militants du ffs, ce parti qui se prétend comme national, mais dont les électeurs sont à 99% des kabyles. Des gens pareils qui portent une ambition personnelle sont obligés de renier leur être propre s’ils veulent se présenter devant l’algerie arabo- musulmane. K Tabbou, au delà de son aspect typé, porte en lui les stigmates de la haine de soi. Pour le régime et les algériens ils sera toujours scruté sous le prisme de son origine ethnique. On a beau pérorer matin et soir, la citoyenneté n’existera jamais dans ce pays. Il en est de même dans tous les pays de l’araberie depuis la haute antiquité. De tous les dirigeants nationalistes, seul Ferhat Abbas avait vu juste, en disant, « ….[…].. que s’il avait trouvé une nation algérienne, il n’en rougirait pas comme d’un crime. Or cette nation n’existe pas. » Il existe au moins deux peuples en algérie, le peuple kabyle et les autres, et chacun porte en lui son adn qui détermine son projet de société.

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