Tadmaït (Tizi-Ouzou) : Un attentat à la bombe cible une patrouille de la gendarmerie

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La déflagration de l’engin explosif a causé la blessure de l’un des occupants du véhicule. Il y a lieu de relever que souvent, dans ce genre d’attentats, les terroristes enfouissent leur engin criminel dans le sol. Et au moment du passage de la cible, le manipulateur de l’appareil de commande appuie sur un bouton et l’explosion se déclenche aussitôt.

C’est ce qui s’est passé ce matin sur la RN 12. A noter qu’après avoir commis leur acte criminel, les terroristes, comme par miracle, se sont volatilisés dans la nature. D’aucuns considèrent qu’à défaut d’une grande et ordonnée complicité, la fuite en ces lieux aurait été quasiment impossible.

En effet, hormis l’oued Sébaou qui pouvait servir un tant soit peu de refuge temporaire, des deux côtés de la route, les espaces sont si grands que toute cache serait impossible. Avec une paire de jumelles, on peut compter à une distance lointaine même les brindilles des herbes. Que peut-on alors dire des hommes ? Il faut avoir la mentalité et l’intelligence d’un agneau pour croire aux thèses officielles de l’Etat algérien à propos du terrorisme et des moyens mis en avant pour le combattre. Bien des chargés de la lutte contre le terrorisme ont avoué que rien qu’un seul hélicoptère à leur service leur aurait suffit pour éradiquer jusqu’à sa racine le terrorisme non seulement au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou mais au niveau de toute la Kabylie. Rien que dans les années 1980, un hélicoptère civil ralliait Béjaia à partir de Tizi-Ouzou en un laps de temps ne dépassant pas un quart d’heure. Que peut-on dire alors des hélicoptères d’aujourd’hui, qui sont nettement plus perfectionnés ?

Tous ces éléments plaident pour une thèse selon laquelle le terrorisme en Algérie est nourri et entretenu par des hommes ne croyant qu’au luxe d’ici-bas. En effet, sa mise au point et la manière dont il (le terrorisme) opère, dépasse de loin l’intelligence d’un homme portant une djellaba et une barbe, rien que pour plaire à « Dieu ». Et pour avoir quelque chance de découvrir un tant soit peu de vérité sur ce que nous vivons, il faut tenter de se « creuser » les méninges sur les différents enjeux existants dans ce pays. Enfin, pour peu qu’on ne reçoive pas une balle dans la tête auparavant ou que son véhicule ne marche pas sur un engin
explosif. Par les temps qui courent, les « accidents » sont légion.

De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine