Tchad: N’Djamena crie à la déstabilisation

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Le gouvernement tchadien a annoncé jeudi avoir déjoué une «action de déstabilisation» et fait arrêter ses «principaux auteurs». Une source policière a évoqué l’arrestation d’un opposant au régime d’Idriss Déby, le député Saleh Makki. Selon cette source, une fusillade a éclaté entre les présumés conspirateurs et les forces de l’ordre venues les arrêter, mercredi, près d’une église du quartier d’Atrone, dans la banlieue (est) de N’Djamena, faisant «plusieurs morts et une quinzaine de blessés». Aucun bilan officiel n’était cependant disponible dans l’immédiat. Depuis qu’il a renversé l’ancien président Hissène Habré il y a vingt-deux ans, Déby dirige le pays d’une main de fer et craint à son tour d’être renversé. Il a dû faire face, notamment en 2008 et 2009, à de nombreuses rébellions aujourd’hui inactives ou presque, depuis la normalisation des relations avec le Soudan voisin. La France, ancienne puissance coloniale au Tchad, a appelé «les autorités tchadiennes et l’opposition à poursuivre un dialogue politique serein et constructif».