« Mon testament pour les libertés » : Nouveau livre d’Ali Yahia Abdenour

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livre Ali Yahia Abdenour

CULTURE (Tamurt) – Ali Yahia Abdenour, ancien ministre sous le dictateur Houari Boumediene, (il a été ministre des Travaux publics et des transports puis ministre de l’Agriculture et de la Réforme agraire de 1965 à 1968), vient de publier un nouveau livre aux éditions Koukou d’Alger. Le livre est disponible depuis ce dimanche en librairie.

Dans sa note de présentation, l’auteur, Ali Yahia Abdenour, qui se présente comme militant de la défense des Droits de l’Homme (il a, entre autres, défendu les anciens dirigeants du Front Islamique du Salut-Fis-dissous) souligne : « J’ai écouté le cri des suppliciés frappés par une impitoyable répression, que j’ai dénoncée et condamnée avec la plus grande fermeté. Attaché aux libertés fondamentales et aux valeurs de l’humanisme, j’ai parlé au nom des détenus qui ont subi la torture dans les locaux du DRS et de la police, avec un grand risque pour ma profession d’avocat, ma liberté et ma vie. Quand j’évoquais cette barbarie en 1992, j’étais la cible du pouvoir et des médias, indifférents à cette violence qui frappait des milliers d’Algériens et d’Algériennes ».  Ali Yahia Abdenour ajoute en outre : « Des politiques, rongés par le narcissisme et une ambition illégitime, ont un certain talent pour les néologismes ; mais ils ont perdu la capacité de se juger eux-mêmes et de justifier ce qu’ils affirment. Les leaders des partis politiques de l’opposition ne doivent pas transformer les différences en divergences, et les divergences en divisions ». Ali Yahia Abdenour précise par ailleurs, qu’une fois imposée la marginalisation du peuple dans la vie politique et la dépossession de ses droits, il ne reste plus que deux voies à suivre : s’intégrer dans le système politique à la recherche du pouvoir, des affaires et des privilèges, ou bien s’engager sur le terrain des luttes pour rendre le pays à son peuple.

Ali Yahia Abdenour, qui a été également l’un des artisans et partisans du Contrat de Rome en 1995, conclut que son livre constitue la conclusion d’une vie au long cours, qui est pour lui « jalonnée de combats épiques, de sacrifices douloureux et parfois d’inévitables controverses. Mais aussi de satisfactions du devoir accompli ». Après un diagnostic sans concession, l’auteur plaide pour le renouveau démocratique, comme alternative à l’impasse d’un système agonisant qui risque de précipiter le pays dans le chaos, précise pour sa par l’éditeur du livre.

Tahar Khellaf