Tigzirt a encore marché pour Amar Acherfouche

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10e Marche de Tigzirt pour liberer les porteurs de drapeaux amazighs
10e Marche de Tigzirt pour liberer les porteurs de drapeaux amazighs

TIGZIRT (TAMURT) – C’est la dix-huitième fois consécutive que la population de la région de Tigzirt, dans la wilaya de Tizi Ouzou, fait une marche au chef-lieu de daira pour exiger la libération des porteurs de drapeaux amazighs arrêtés lors des marches du vendredi et plus particulièrement la libération du militant amazigh local, Amar Acherfouche.

La mobilisation populaire dans la région de Tigzirt n’a pas baissé d’un iota en dépit du passage de dix-huit semaines depuis qu’Amar Acherfouche, militant amazigh, a été arrêté pour détention du drapeau amazigh lors d’une marche à laquelle il participait à Alger. Hier, jeudi 14 novembre, ils étaient encore des centaines de manifestants à se rassembler devant la salle de cinéma « Mizrana », sise au centre-ville de Tigzirt en brandissant des banderoles où sont inscrits leurs principaux mots d’ordre. Les concernés ont également déployé des drapeaux berbères et des drapeaux algériens comme chaque jeudi.

Après s’être rassemblés, les manifestants ont parcouru les différentes rues du centre-ville de Tigzirt en prenant le chemin qui mène vers le tribunal de la ville, situé à la sortie sud-est sur la route qui mène vers le village Cherfa. Les manifestants ont scandé principalement des slogans hostiles au pouvoir algérien et aux symboles de l’ancien système Bouteflikien qui occupent encore de hauts postes de responsabilité au plus haut sommet de l’état dont la présidence et le gouvernement.

Dans le même sillage, les marcheurs ont mis en avant des mots d’ordre exigeant la libération des détenus d’opinion à l’instar de Karim Tabbou, président de l’Union Démocratique et sociale (UDS), parti politique non agréé ainsi que le moudjahid Lakhdar Bouregâa. Une fois parvenu devant le tribunal de Tigzirt, les manifestants ont observé un sit-in où des prises de paroles ont eu lieu. Après quoi, la foule s’est dispersée dans le calme.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. @ Argonne
    Et pourtant… et pourtant l’islam s’est propagé tel un éclair en partant des rives sud de l’Hindus jusqu’aux confins du Sahara pour arrivée à la façade atlantique de l’Afrique. Cette religion du prophète Mohammad le Quoreichite me semble incroyable et fascinante non?

  2. @alkapeca
    Les kabyles avaient plutôt pas trop mal résisté à l’invasion arabe, mieux que les auresiens en tous cas. Mais le réel problème est arrivé après avec l’arrivée des turcs ottomans au milieu du 16ème siècle, et ensuite avec la politique pro-arabe de la France coloniale qui ne voulait pas se mélanger avec la population otochtone. La totale.

  3. De la colonisation arabo-musulmane en général et de la malédiction du couple colonial arabisme/islam en particulier en Kabylie.

    En dehors de l’islam, je ne connais aucune religion aliénante. La foi des chrétiens est basée sur les dix commandements dont s’est inspirée, sur le fond comme sur la forme, la déclaration des droits de l’Homme. L’histoire de la pensée judéo-chrétienne est sous-entendue par le message biblique et ses conséquences sur les actes des personnes, lesquelles peinent à s’élever, à s’arracher au poids de la nature humaine. Je ne vais pas tomber dans les lieux communs de la dialectique fin XIXe siècle, hostile à l’Église, et je préfère vous rappeler que pour ce qui concerne les Imazighen, la religion chrétienne ne leur a pas été imposée, tout comme le judaïsme auquel nombre de communautés amazigho-kabylo-berbères ont adhéré.

    Sous Rome avant Constantin, les chrétiens étaient martyrisés comme Félicité par exemple. Il y a eu des chrétiens en Afrique du Nord, bien avant que l’Europe ne s’évangélise. Il n’y pas eu d’affrontement inter-cultuels entre anzariens, païens divers, juifs et chrétiens. Pour enfoncer le clou, sachez que c’est avec l’arrivée des envahisseurs arabes pour imposer leur pentacle maléfique l’islam, cheval de Troie de l’arabisme, qu’ont débuté les premiers conflits de religion de notre Histoire et que d’une certaine manière, ça continue de nous endeuiller à cause de la colonisation arabo-musulmane qui ,hélas, jusqu’à ce jour, perdure en y imposant la déliquescence sociale, humaine et environnementale.

    Tout berbériste connait Oqba et sait son rôle vil dans notre aliénation au panarabisme. Les amazigho-kabylo-berbères ne trouvent dans leur histoire faite par les divers occupants, aucun alter ego juif ou chrétien, ou de n’importe quelle religion même. Nos sœurs et frères kabyles qui, en Kabylie ou ailleurs dans la diaspora, retrouvent le christianisme et le judaïsme de leur ancêtres avant l’arrivée des mahométans ou qui deviennent athées, ont le mérite de déchirer un peu plus le voile coloniale arabo-islamique qui étouffe la Kabylie et font la démonstration, qu’on a le droit de penser autrement malgré le joug de l’arabo-islamisme colonial qui les opprime et les humilie , et que cette doctrine mahométane n’est pas une fatalité que la Kabylie doit subir sans réaction.

    Je me suis toujours défini comme résistant au couple colonial : islam/arabisme, mais je sais aussi distinguer le bon grain de l’ivraie, car pour moi un Kabyle musulman sera toujours une sorte de mutant qui sciemment ou pas, collabore ou collaborera à tout ce que cette colonisation arabo-islamique imposera comme joug humiliant à l’identité amazigho-kabyle en l’arabo-islamisant, sa soumission sectaire au dogme mahométan, cheval de Troie du panarabisme colonial est ainsi parfaitement réussie !

    Le maléfique Okba ne pouvait rêver de meilleurs mutants kabyles arabisés servant l’imposture oumma arabo-islamique ! les dynasties harkies almoravides et almohades avaient, dans un passé récent, été utilisées par l’arabisme colonial pour arabo-islamiser, presque totalement l’Afrique du Nord et en particulier, malheureusement, la Kabylie qui, à ce jour, vit le malheur colonial mahométan que cette dynastie harki (collabo) almoravide (imravdhen) a propagé et entretenu par l’ignorance, l’ostracisme et la répression des villages kabyles qui refusaient « le dogme mahométan ». L’oppression de nos sœurs et frères chrétiens de Kabylie est dans la logique coloniale de cette malédiction de la secte mahométane.

    Pour moi le sang compte et j’aime ma terre et mon peuple kabyle, mais je lui préfère encore la liberté de conscience, et l’arabo-islamisme à ce niveau est en opposition diamétrale avec elle. N’est-ce pas paradoxal de se dire Kabyle et fier de l’être, militant pour la kabylité, si l’on est surtout musulman, et que l’on prêche et psalmodie et agit en arabe ? Ne peut-on s’adresser à l’être suprême dans la langue de nos mères… Tout le contraire du christianisme qui s’est adapté à notre faune et flore (au contraire du binaire diabolique mahométan hallal/haram) en faisant sienne notre langue kabyle et en valorisant nos us et coutumes ancestrales méditerranéennes tout commet les Espagnols, les Corses, les Sardes, les Siciliens. Le christianisme nord africain était chez nous chez lui cinq (05) siècles avant l’arrivée des envahisseurs mahométans.

    La malédiction mahométane arabo-islamique est une colonisation en Afrique du Nord qui s’est imposée par le seif (le coutelas), id amene (le sang) et timess (le feu). Notre peuple kabyle recouvrera , tôt ou tard ,sa liberté. L’arabo-islamisme colonial comme tout joug d’oppression est un mauvais élève qui apprend mal les leçons d’histoire des peuples colonisés…

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