Tigzirt : marche pour la libération d’Amar Acherfouche

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Le père de Amar Acherfouche
Le père de Amar Acherfouche

KABYLIE (TAMURT) – Les habitants de la ville de Tigzirt, 40 kilomètres au nord du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, ont encore marché pour la énième fois hier jeudi afin d’exiger du pouvoir de libérer leur concitoyen à savoir Amar Acherfouche qui a été arrêté lors d’une marche à Alger pour avoir brandi le drapeau amazigh.

C’est donc un rendez-vous hebdomadaire fixe (tous les jeudis) auquel les habitants de Tigzirt et des localités limitrophe ne faillissent jamais. Depuis que le militant et manifestant Amar Acherfouche a été mis en prison pour port du drapeau amazigh en juin dernier, la mobilisation n’a pas baissé d’un iota dans la région de Tigzirt. Hier, ils sont venus des quatre coins de la daira mais aussi des communes limitrophes, comme Makouda, Mizrana, Iflissen… afin de crier haut fort : « non à l’injustice » qui condamne des citoyens qui expriment leur fierté d’être amazigh en brandissant le drapeau berbère. « Au lieu d’emprisonner les corrompus et les hommes politiques qui ont ruiné le pays, le pouvoir s’en prend à de jeunes innocents qui n’ont rien fait de mal. Ils ont juste exprimé et revendiqué leur amazighité en brandissant le drapeau qui reflète cette identité », clame l’un des marcheurs qui ne s’est jamais absenté à ce rendez-vous du jeudi dans la ville côtière de Tigzirt.

Cette marche a été certes l’occasion d’exiger du pouvoir algérien de relâcher Amar Acherfouche, qui est un enfant de la région mais elle est aussi mise à profit afin de demander la libération de tous les autres manifestants ayant été incarcérés pour les même raisons, à savoir le port du drapeau amazigh à l’instar, entre autres, de la jeune Samira Messouci, militante du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie-RCD) et également élue à l’Assemblée Populaire de la Wilaya (APW) de Tizi Ouzou. Les manifestants de Tigzirt ont scandé également, haut et fort, des slogans en faveur de la libération du maquisard de la guerre d’indépendance Lakhdar Bouregâa ainsi que de Karim Tabbou, président de l’Union Démocratique et Sociale-UDS, parti politique non-agréé. Karim Tabbou est incarcéré à la prison d’El Koléa.

Tarik Haddouche

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