Tir de barrages contre les Kabyles!

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Ferhat Mehenni
Ferhat Mehenni

CONTRIBUTION DE FERHAT MEHENNI – En 24 heures, deux articles ont convergé leurs tirs contre les Kabyles. Kamel Daoud , dans son article « Nos luttes, nos richesses et nos échecs » (02/07/2019) est suivi par Youcef Benzatat avec « la révolution trahie par les berbéristes » (03/07/2019) pour dresser un constat d’échec de la révolution du vendredi et surtout, en imputer la responsabilité à la Kabylie et aux Kabyles.

Bien que les deux textes soient de facture différente, leur conclusion est la même : Les Kabyles, ont fait échouer le mouvement de protestation en marchant depuis le 22/02/2019 avec leurs drapeaux qui divisent les Algériens et portent atteinte à l’unité nationale. Cela aurait donc donné l’occasion au Commandement Militaire (nouvelle instance extraconstitutionnelle) d’en finir avec la « révolution ».
Au-delà du racisme antikabyle qui transpire, certes à des degrés différents, à travers ce genre de raccourcis qu’il y a lieu de condamner, il est du devoir d’un analyste politique de restituer aux faits leur réalité.

1) L’échec du mouvement n’est pas dû aux drapeaux kabyles. Il est inscrit dans le programme génétique de ces marches dont on ne voit ni la queue, ni la tête. Tout mouvement de foule spontané, non organisé et sans règles d’adhésion ni de fonctionnement, est condamné à mourir, tôt ou tard. L’anarchie et le « dégagisme » sont peut-être de beaux idéaux pour leurs partisans mais la loi de la jungle leur est consubstantielle. Il n’y a pas de société humaine sans structure, il n-y a pas de révolution permanente dans le sens d’une agitation quotidienne perpétuelle.
Par ailleurs, les drapeaux amazighs et kabyles ne sont pas les seuls à être arborés aux côtés du drapeau algérien de Messali Hadj durant ces manifestations. Les Algériens ont, depuis le début de ce mouvement, marché avec le drapeau palestinien, souvent confectionné dans des dimensions géantes qu’aucun drapeau algérien n’a égalées. Cela n’a choqué jusqu’ici ni Kamel Daoud ni Benzatat ni un autre chroniqueur non kabyle.
2) L’unité nationale à sens unique est une impasse. Menacée par la seule présence d’un drapeau amazigh brandi désormais dans toute l’Afrique du Nord est un non sens qui résulte d’une fébrilité et d’une cécité politique propre aux racistes et aux dictateurs. Le rêve d’une Algérie sans Kabyles (ou sans Amazighs) est l’égal du rêve hitlérien d’un monde sans Juifs.
3) Faire porter la responsabilité de l’échec à la Kabylie au prétexte qu’elle « a kabylisé le mouvement » appelle quelques remarques simples :
Les événements qui se déroulent à Alger ont une résonnance médiatique dans le pays plus importante que ceux d’ailleurs. Comme elle est majoritairement peuplée de Kabyles (70% au moins), c’est naturellement que les mots d’ordre (Ulac smah ulac, pouvoir assassin…) et les couleurs de ces derniers ont envahi la rue et se retrouvent sur certains médias et particulièrement sur les réseaux sociaux. La puissance médiatique d’Alger couplée à la force du sentiment indépendantiste kabyle, réel ou supposé, manifeste ou latent chez ceux qui font foule, réveille le fantasme atavique d’une invasion kabyle à travers toute l’Algérie. Ceci est encore aggravé par les très nombreuses personnalités kabyles qui, par opportunisme ou de bonne foi, croient devoir s’investir dès maintenant dans un hypothétique pouvoir à venir, en rivalisant de propositions d’offres de service pour des sorties de crises auxquelles ils sont les seuls à croire. Malgré l’antikabylisme ordurier des journaux et télévisions comme Ennahar, Elbilad ou Echorouk…, on reste globalement sur l’idée que le « Hirak » est à la solde des Kabyles qui en font un instrument de leur prise de pouvoir en Algérie.
Ces propositions sous-tendues par des valeurs culturellement kabyles, ont toutes quelques pertinences qui agacent ici et là au point d’affirmer comme Kamel Daoud que : « une région qui a raison seule, n’a pas raison. Elle est juste seule ! » Diable ! Quelle logique ! Fallait-il, pour la simple raison de donner tort à la Kabylie, aller jusqu’à contredire une absurde vérité de La Palice ?

Bien sûr, Kamel Daoud n’est pas un raciste. Le prendre pour tel serait une ignominie. Il n’est pas, non plus, un antikabyle et n’est pas responsable de ce qu’il a refoulé, de ce qui est culturellement enfoui dans son inconscient. Je pense même qu’il croit que la Kabylie « seule a raison », mais il aimerait bien la voir enfin diluée dans un ensemble, idéal et mythique, dans lequel elle serait dissoute. Bref, une utopie qu’il nourrit depuis au moins 2014. Dans son esprit, la Kabylie est la seule chance de l’Algérie. Il faut qu’elle se sacrifie pour les autres Algériens en s’éreintant à les tirer vers le haut. Elle est le seul canot de sauvetage du naufrage algérien. Ce serait là, sa mission historique la plus noble. Il faut donc qu’elle redouble d’efforts pour convaincre les autres « régions » de la justesse de ses positions. Tant qu’elle n’y parviendrait pas, il lui faudra attendre. Autrement dit ; ce n’est pas le moment pour elle de revendiquer sa liberté ! Il refuse ainsi de voir que toute attente de la part de la Kabylie serait, pour elle, une mort certaine. Pour reprendre sa parabole de 2014, il parle d’un bateau Algérie qui coule et d’une Kabylie qui doit en sauver équipage et voyageurs. De notre côté, en tant que Kabyles, nous savons que dans ces conditions, ou on sauve sa propre peau d’abord et on vient au secours des autres ensuite, ou on périt tous ensemble sur le champ. De grâce, qu’il ne nous demande plus de confondre sacrifice et suicide. Nous l’avions souvent fait.

Il n’a pas vu comme Boualem Sansal qui, dans une vidéo publiée le 01/07/2019, sur la page facebook, « Kabylie Belle et Rebelle », affirme que : « depuis l’indépendance, tous les combats pour l’émancipation, pour le progrès, et la démocratie en Algérie ont été le fait de la Kabylie, car menés par des Kabyles ». Lucide, il ajoute : « Hélas ! Très lâchement, nous avons abandonné la Kabylie non seulement à elle-même, mais aussi à la répression du pouvoir algérien. » Contrairement à la note pessimiste avec laquelle il conclue, en disant que « la Kabylie est aujourd’hui détruite » il reconnait que « le feu sacré n’est pas éteint, il est encore là ».
Ainsi, une « Kabylie détruite » par la répression et l’indifférence des autres, comme le pense Boualem Sansal qui voue une grande admiration pour son combat, susciterait chez Kamel Daoud une image contraire, celle d’une Kabylie à forte personnalité et aux puissants potentiels qu’il souhaiterait voir consacrés exclusivement au sauvetage de l’Algérie et non du sien propre ? Pourquoi la perspective d’une Kabylie debout effraie-t-elle les baatho-islamistes au point de lui vouer tant de haine et la qualifier de traître, voire de diable en personne comme décriée par Benzatat, Mokri, Salhi et consorts ?

Dans ce climat où Sansal détonne par son regard toujours bienveillant sur la Kabylie qui le respecte et l’admire, nous assistons ces derniers temps à une remontée en puissance de l’antikabylisme primaire. Ce tir de barrage contre tout ce qui est kabyle n’est certainement pas étranger à l’arrivée au sommet du pouvoir militaire du putschiste le plus raciste d’Algérie, le Général Gaid Salah.
Affirmer que la Kabylie a tort de se singulariser par ses revendications ou ses emblèmes, est une façon directe ou indirecte de donner raison à ses tortionnaires et ses bourreaux.

Au lieu de s’insurger contre les drapeaux et les mots d’ordre kabyles, pourquoi les Algériens ne feraient-ils pas, pour une fois, le pas vers la Kabylie pour l’accepter telle qu’elle est et non telle que d’aucuns la désirent, transparente, normalisée, pacifiée et évaporée ? Cette attitude aveugle de rejet de tout ce qui est kabyle montre clairement que le « Xawa-xawa » en vogue à Alger, est plus attendu dans le sens des Kabyles vers les autres que l’inverse. Aucune réciprocité n’est à envisager. On leur signifie que pour être enfin acceptés en tant qu’Algériens, il leur faudrait cesser d’exprimer et de s’exprimer dans ce qui fait leur dignité, le kabyle. Tant qu’ils continuent de porter leurs valeurs, ils ne seront que des traîtres vis-à-vis de l’Algérie arabo-islamiste et ses boucs émissaires attitrés.

L’Algérie est d’essence colonialiste et de tendance impérialiste, incompatible avec la démocratie. Ce sont, entre autres, les deux raisons pour lesquelles la Kabylie la rejette et veut être indépendante. L’Algérie développe une hystérie antikabyle là où elle devrait reconnaître l’existence d’un peuple différent d’elle. Tout comme l’erreur, une fois reconnue est à moitié pardonnée, une question nationale une fois soulevée est à moitié résolue. Le déni de la réalité est un autisme politique, le déni d’existence opposé à un peuple est un crime contre l’humanité. La Kabylie est la sœur des peuples d’Algérie qu’elle ne pourra aider qu’à partir d’une souveraineté retrouvée et son existence officielle reconnue dans le concert des nations.

Dans un contexte où la Kabylie, quoi qu’elle fasse, est toujours perçue comme une menace passée, présente et avenir sur l’unité de l’Algérie, que celle-ci s’en débarrasse ! Non pas par sa domination et son arabisation, vaines, mais par l’acceptation de son droit à l’autodétermination.
Cette séparation à l’amiable mettra un terme à ces contentieux insolubles et permettra par la suite, une politique apaisée de bon voisinage entre les deux pays.

Par Ferhat Mehenni

7 COMMENTAIRES

  1. La schizophrénie des algériens est emblématique de la crise liée à l’ arabisation et islamisation. Le souci du régime était le contrôle social et politique. Importer l’ idéologie puis l’ interpréter en vision en local requiert du travail, ce qui dérange leur sommeil. Donc le socialisme arabe avec l’ arabisation paquet complet. Une représentation vivante est lisible dans les constats de la classe politique, qui prouve que la mutation d’ un peuple est irrévocable même quand elle produit des désastres. En effet ils reconnaissent le vide sidéral de codes et valeurs autochtones, ce qu’ils dissimulent dans cet islamisme d’ État qui riait fonction d’ identité de rechange.
    Quand on veut la démocratie on ne peut concevoir que la source juridique du pays soit l’ islam, qui de fait fait des femmes des sous humains à envelopper, malheureusement les phase- khawa respectent plus le vendredi islamique comme inspiration culturelle. Ce qui me fait dire que chaque « révolution » est à l’ image de ses acteurs. Celle durable est souvent subjective et silencieuse, où l’ homme travail e sur soi-même. Plus bruyant on est moins incisifs sera l’ effet à long terme. Le mouvement citoyen en kabyle en 2001 avait produit une charte discutée et votée par tous en kabylie et on avait bien été clairs, quant à notre future, qui ne doit pas être arabislamisme. Si les autres régions veulent corriger leur impasse ils sont les bienvenus, mais qui reconnait ses erreurs doit avoir l’ humilité de ne pas donner de leçon, qu’ils retournent dans la vision original.Les cultures ne s’ équivalent pas toutes pour dégager un peuple de synthèse, cela fait juste des monstres. En 62, durant la décennie noire et enfin ce dernier monstre actuel rend caduque tout discours.

  2. Azul . Salam . Bonjour . Quelle tristesse de voir un si brillant intellectuel comme Kamel Daoud retomber dans ses vieux démons khrabo – islmaiste , dès qu’ il faut aller au fond de la problématique identitaire qui empoisonne le pays depuis que le grand criminel de Messali est allé chercher en Orient une idéologie fasciste ;imprégnée d’ une culture uniformiste et totalitaire , alors qu’ il y a quelque temps dans un café littéraire , il avait le courage d’ affirmer que les Kabyles ont eu cette chance d’ avoir hérité de l’ identité originelle du pays , alors que lui baigné dans l’ idéologie arabo – islamiste se sentait orphelin de quelque chose qu’ il a perdu .

  3. Comme toujours beaucoup de lucidité dans les propos de Mass Ferhat Mehenni
    Certains Kabyles ne retiennent décidément rien de l’Histoire qui pourtant nous donne de nombreux enseignements.
    Certains Kabyles naïfs croient à ce « waha waha », alors qu’au fond d’eux ils savent que les Berbères arabisés d’algerie et d’ailleurs n’y croient pas une seconde qui voient eux d’éternels ennemis de l’intérieur qui refusent de se noyer dans ce monde pathologique arabo islamique et s’ils feignent d’y croire c’est uniquement pour des raisons stratégiques espérant se débarrasser grâce aux Kabyles du régime militaire pour ensuite instaurer un régime théocratique comme c’est le cas partout ou on donne la parole à la « rue arabe ». L’exemple tunisien est à méditer. Le fait d’avoir chassé Ben Ali n’a réglé aucun problème, mais en a apporté d’autres.

    Une pseudo démocratie ou une majorité aspire à un projet de société antagoniste avec ce que souhaite une minorité, ne peut se faire qu’au détriment de cette dernière.
    J’aimerais bien connaitre l’attitude de ceux qui aujourd’hui veulent probablement sincèrement la démocratie le jour ou un régime islamiste prendra le pouvoir « démocratiquement » comme ce fut le cas dans les années 90. Vont-ils à nouveau demander à l’armée qu’ils ont chassé d’intervenir ou se mouler dans les nouveaux tyrans du moment qui utiliseront comme toujours la Kabylie comme exutoires à leurs futures échecs ?

  4. La grande mystification commence avec l’idée que la « révolution algérienne » et l’Emir aek aurait crée la nation. Si à cela vous rajoutez messali-Mme Busquant qui ont crée le drapeau et le kouliglis benbadis l’ideologie qui fait de l’Algérie un pays arabe, le cerle se referme, sur les kabyles. En effet toute la thèse aurait pu etre discréditée si Ait ahmed et said saadi n’avaient pas rejoint le parloir- APN- et finir dans le jeu des quotas. La grande ruse est celle d’occuper l’Etat puis dicter le peuple- on a fait l’Etat faisons le peuple-.
    Les peuples apprenants de leurs erreurs capitalisent sur le cours de l’histoire. La correction est donc faite. Le régime veut redorer le blason de l’arabisme en montrant les muscles d’une « justice » implacable devant «  » »la corruption » » », croit ainsi renverser les vapeurs d’un discrédit systèmique anthropologique. Quand c’est les institutions qui produisent l’instabilité alors il y a problème identitaire et pas politique.
    Ils ont peur que l’Algérie qui a vu le desastre de l’arabisme de l’islamisme ne trouve faisable le retour à l’identité ancestrale et son système politique et son Etat crédible légitime. Alors voilà tous les jeux sont permis pour renfermer ce noyau pour eviter qu’il germe.

  5. Les peuples c’est comme l’atome il y a avant tout un noyau autour duquel les énergies se dégagent dans leur mouvement, il arrive que les atomes s’éclipent par incapacité de maintenir ses propres électrons. En politique c’est à peu pret la meme chose, les Kabyles jusqu’ici- moi meme j y faisais partie – croyions encore possible une Algérie berbère unie par la berbèrité. Helas comme beaucoup je n’ai pas fait le deuil de l’amputation de parties importantes du pays. berbère. L’islam couplé d’arabisation a accéléré le processus au poinr où notre perception, qui est culturelle donc obeit au temps long n’a pas pu déceler le temps court de la substitution de valeurs. L’erreu la plus grosse est de croire que nous soyons freres parce que issus de la meme race. Alors que l’émoglobine nous fait fréres et soeurs des Italiens chinois turcs et polonais. Les peuples comme les hommes c’est leurs valeurs. Les algériens arabes ou arabisés s’attelent au moyen orient, et les marqueurs politiques sont là. La Palestine et la mecque sont les deux capitales emotionnelles des arabes et musulmans. De meme la ligne éthique des peuples. C’est sans état d’ame que la horde de benbella et boumediene composée d’ algériens venus de différentes régions d’Algérie en 1963 avait massacré 400 membres du FFS en Kabylie. Le meme peuple qui n’avait pas senti la douleur Kabyle s’est soulevé comme un seul homme pour aller libérer la palestine et la terre arabe d’Egypte. De meme quand Sadam Hussein gasait les kurdes, ni les musulmans ni les irakiens n’ont levé le moindre doigt. Je dis ceci pas pour remuer la plaie, mais pour tracer les frontiéres, qui ne sont pas une ligne de démarcation imaginaire mais bien affective. L’Altèrité est une valeurs intra-communautaire, l’autre est l’externe à nos valeurs, bien et mal ne s y appliquent qu’à discrétion. C’est cette discrétion que nous a appliqué l’Etat arabe et c’est le meme critère qu’appliquent à notre ègard le Fln le FIs le khawa-khawa les arabes arabes d’Algérie les juifs arabes d’Algérie et kouliglis les neo-othoman actuels. Il y a une hiérarchie visiblequi est meme gradué des plus doux qui nous tolèrent mais nous signe la ligne rouge, les militaires, leurs intellectuels de commande qui veulent nous utiliser comme agréments de leur symbologique d’une révolution arabe d’Algérie- qui doit faire plus beau que celle des autres arabes-. Enfin les marionettistes lesquels sont dérriere le projet ficelé qui sont gènés que l’uniformisation voulue soit contrariée par les Kabyles qui sont un peu comme les chinois de Mao qui a comme principe moteur » les peuples avancent en passant TOUJOURS par leur noyaux respectifs ». En ces temps du tout marketing il y a ceux qui ne veulent pas se faire dicter ce qu’est la révolution, pour notre peuple sortir de sa propre peau c’est une affaire de moutons(…..)

  6. N’oublions pas ce monsieur Daoud a la même origine que l’imposteur celerat qui avait attaqué la Kabylie en 1963!?.. ces gens détestent les dignes résistants de jadis qui veulent demeurer ce qu’ils sont, comme nos contemporains des siecles passés qui avaient livré bataille à tous les envahisseurs!..
    Ces suppôts descendants forcément d’un adn bédouin ne peuvent se considérer chez eux, puisqu’en face, ils rencontrent les dignes enfants légitimes de cette terre, qui leurs tendent le miroir, ils se voient dedans comme des illégitimes à cette patrie de Jigortha, des hors sol, de vulgaires déchets exogènes, des tâches, bref des étrangers à cette terre ainsi qu’à sa culture. On ne peut arracher des racines d’un chêne millinaire, oui, nos racines à nous, elles sont profondes sur notre mère patrie. Eux, au fin fond des âges, nôtre terre les vomit comme une indigestion, oui un corps étranger au sens comme au figuré bien entendu!….

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