Tizi Ouzou : Hommages aux 7 journalistes assassinés

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HOMMAGE (Tamurt) – La commémoration de la journée mondiale de la liberté de la presse sera commémorée de manière grandiose dans la wilaya de Tizi Ouzou le 3 mai prochain. C’est l’association des journalistes et correspondants de cette région qui en est l’initiatrice. Depuis la dernière assemblée générale de cette association qui a vu les rangs de son bureau renforcés par de nouveaux éléments, l’association se prépare activement faire de la journée du 3 mai prochain, une journée particulière. Ainsi, nous avons appris qu’un riche programme d’animation culturelle et de recueillement sera exécuté le jour J.

L’association des journalistes et correspondants de Tizi Ouzou a ainsi rencontré plusieurs fois la directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, Nabila Goumeziane et décision a été prise d’impliquer cette dernière dans l’organisation de cet événement. Pour rappel, c’est devenu une tradition, chaque année, la journée mondiale de la presse est commémorée dans la wilaya de Tizi Ouzou grâce à cette jeune association mais aussi avec l’implication de nombreux autres organismes et mouvements populaires.

La nouveauté cette année, c’est la mise en service effective de la nouvelle maison de la presse « Malik Ait Aoudia » de Tizi Ouzaou sensée faciliter énormément la mission des journalistes de Tizi Ouzou. D’ailleurs, selon les échos qui nous sont parvenus, il est fort possible que des activités rentrant dans le cadre de cette journée soit abritées par la maison de la presse afin d’attirer le public vers cet édifice qui peine encore à décoller car il est situé très en retrait par rapport au centre ville. Un hommage sera aussi rendu aux journalistes assassinés durant la décennie noire.

Au programme, on annonce la tenue d’une table ronde autour de la thématique du rôle social du journaliste qu’animeront quatre conférenciers parmi des journalistes et enseignants universitaires auteurs de travaux dans le domaine. Il y aura une cérémonie d’hommage à des confrères ainsi qu’un cours pédagogique sur la journée mondiale de la liberté de la presse dans un établissement scolaire. La journée du mercredi 4 mai sera consacrée à un recueillement sur les tombes des 7 journalistes assassinés par des terroristes et enterrés sur le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou.

Tahar Khellaf

3 COMMENTAIRES

  1. Réflexion faite, je me résous à vous répondre, après avoir longuement hésité, car il n’est jamais facile de valider ou réfuter les interpellations des internautes sans leur servir de caisse de résonance. J’ai pensé aussi à la réception et la réaction de la personne concernée, dont je fais l’apologie ….

    LA MEILLEURE D’ENTRE NOUS : ELLE FORCE LE RESPECT ET SUSCITE L’ADMIRATION …..

    Oui, effectivement, elle se distingue par ses interventions magistrales, son
    style clair et persuasif, son écriture conforme aux principes qui président à l’élaboration du texte argumentatif, sa conformité à la méthodologie spécifique à la production discursive universitaire, sa maitrise des registres notionnels et conceptuels, son architecture textuelle cohérente et concise. Parfois, il lui suffit d’un mot ou deux, une phrase ou deux pour dire tout…. tout en élégance ! Disons qu’elle est au top ! Oui, ça fait succomber, ça subjugue, ça électrocute ! Un homme normalement constitué ne peut rester insensible devant une femme comme elle. En Brel-ien, je parle ! Je l’avoue! J’en suis heureux, comblé, ravi, rempli de joie. D’échanger avec elle, ce m’est un honneur, un bonheur, un immense plaisir. Elle est une femme libre, une féministe Beauvoirienne, une militante aguerrie, une moderniste et progressiste, une laïque intégrale, une militante entièrement engagée, et porte la cause de Tamazight dans toutes les fibres de son être. Sonia est dans l’érudition, perpétuellement dans la recherche du savoir et des
    connaissance scientifiques, dans le questionnement permanent, la quête
    perpétuelle du savoir, avec un sens élevé de l’abnégation au travail.
    Elle est dans le raffinement, la grâce, la maitrise, tout en harmonie
    avec sa beauté et son charme (BRTV, 2015). Fraichement diplômée, elle
    fera certainement une excellente carrière d’universitaire et de chercheuse.
    C’est ce que je décèle de ses textes, que je lis et relis …..
    .
    Elle a des qualités qui font sa force : l’humilité, la probité, la simplicité, la modestie, la disponibilité, la vérité, la crédibilité donc. Forte et simple, voilà qu’elle est forte ! Les gens forts sont simples, humbles, abordables, fréquentables, et récusent le zèle, l’arrogance, l’orgueil, les démesures, les excès et la fierté (la fierté est corrélée à la faiblesse) . Elle consacre énormément de temps et déploie quantité d’efforts pour répondre aux internautes kabyles, toujours avec son goût du partage, sa générosité, et sa parfaite connaissance du domaine linguistique et anthropologique amazighs. Et elle a aussi de la poigne et la force qu’il faut pour répliquer en temps réel aux imprécateurs et harceleurs. De ces méchants, je n’en fais pas partie, pourtant elle ne m’a pas épargné, usant de mots durs et accusateurs à mon encontre. Je reconnais que ma expression directe peut sembler vexatoire, aussi je me hais, je le regrette fort et me sens fourvoyé, surtout en découvrant sa stature et ses horizons intellectuelles. Ce n’est pas sans raison qu’elle m’a contrarié, et tout en elle implore le pardon, et force le respect. D’ailleurs, je ne lui tiens pas rigueur, ni rancune. J’ai compris que ça ne lui ressemble pas, que ce n’est pas elle, ce ne sont pas ses vocables, mais des mots liés à  » la dynamique de groupe  » produite par un milieu particulier, celui des Kabylistes franciliens, certains  » meneurs  » , par un groupe  » entrainant, impliquant et conditionnant  » , qui influence fort, et qui empiète sur la réflexion personnelle. Quand on fréquente souvent un même cercle, des personnes partageant le même discours, les mêmes positionnements, il se crée alors une  » dynamique de groupe « , qui enferme l’individu dans un carcan, les mêmes réactions et les mêmes réponses (!). Quant à moi, je me déteste et j’en souffre pour certains vocables très forts que j’ai dû utiliser, mais sans intention de nuire ou d’offenser ; il nous arrive à tous de réagir hâtivement, épidermiquement, méditerranéennement, à la vas-vite, et de nous tromper forcément, très souvent. Je sais que je peux compter sur son esprit magnanime et tolérant pour me pardonner, et je lui ai demandé de m’excuser , surtout que ça me pèse lourd, moi qui suis féministe, je respecte profondément les femmes, et adopte la lutte pour l’égalité et la parité, contre les discriminations, contre le harcèlement les violence dont elle sont victimes ….

    Pour ce qui me concerne, je suis loin des parades, gesticulations et
    déambulations des Kabylistes franciliens, des autoproclamés  » leaders  » communautaires -en mal de reconnaissance- , qui polluent la scène amazygh en France, alors qu’ils sont rejetés et honnis par la Diaspora, sachant que certains éléments sont douteux, et je suis loin de leurs  » dynamiques de groupe « , aucun d’entre eux ne pourra m’influencer, je me fais ma propre opinion, beaucoup de lectures (une immense bibliothèque), je reçois les Newsletters de tous les grands titres de presse (journaux, revues, télés) et des grands éditeurs , et je lis toute la presse qui dispense la  » culture critique  » (Politis, Le Monde diplomatique, Fakir, LDH Toulon.net, UJFP.ORG, etc)……

    Pour ce qui est de Tamazyght (culture, langue, civilisation), moi je pense qu’il s’agit d’abord d’un problème politique, et doit être posé en termes politiques et juridiques, et non en termes ethniques, comme il est d’usage chez nos brobros (Mohya). Car l’enfermement identitaire et le repli sur soi sont néfastes et préjudiciables pour la Kabylie. Si le Pouvoir militaire impose son  » idéologie dominante  » (3), c’est parce qu’il dispose d’un Arsenal répressif dominant (1) et d’un Appareil de propagande dominant (2), et dans tous ces  » instruments de domination « , il y’ a beaucoup de Kabyles, notamment dans la Police politique secrète. Le Pouvoir est militaire et clanique (mafieux), mais pas régional ou ethnique ….. De plus, en politique, il faut toujours analyser les revendications en relation avec les mises en scène et les actions et positionnements de leurs promoteurs, pour cerner leur impact immédiat, les visées réelles, les véritables objectifs fixés. Ainsi, les logorrhées racistes et xénophobes en usage dans les milieux kabylistes séparatistes sont fabriquées sciemment et volontairement, par les officines du Régime militaire, dans le but de diviser-séparer-isoler-discréditer-délégitimer la Kabylie, ce qui équivaut à sa  » neutralisation politique  » , qui cadre avec cette  » stratégie délibérée  » du Régime militaire (SM-DRS), lequel fait tout dans l’intention d’induire la dispersion et l’émiettement des forces contestataires, donc la  » division totale  » dans le pays, ce qui lui permet de prolonger son existence, se perpétuer et continuer à accaparer et piller les richesses, réprimer et embrigader la population, hypothéquer l’avenir du pays tout entier ….Didactiquement dit: entre ce que nos agitateurs disent revendiquer (l’autonomie, l’autodétermination) et l’impact de leur positionnements (contrecarrer la Kabylie) il y a bien deux choses distinctes. Les choses politiques étant caractérisés par l’ambiguïté, l’ambivalence et le flou ….

    Je suis pour l’autonomie régionale, dans les termes posés dans les années 70 par l’opposition en Kabylie, mais pas d’accord avec les protagonistes actuels en raison de leur connivence avec le Régime militaire. Et en désaccord avec les kabylistes souverainistes versés dans les surenchères et l’extrémisme. Persuadé que l’autonomie régionale n’est possible que sous la Démocratie réelle et l’État de droit social et solidaire, moderne et progressiste, laïc et pluraliste…. Mais pour reprendre le fil d’un véritable processus de transition vers un changement radical, il faut nécessairement un  » Pôle d’opposition oppositionnel  » qui puisse l’imposer à la Junte militaire, cette Junte qui n’en veut pas, qui ne ne se résout pas à lâcher du lest ! Les Décideurs réels, les Généraux (du DRS d’abord) en l’occurrence sont hostiles parce que la transparence démocratique attente à leurs intérêts colossaux, acquis par la ruse et la force, depuis 1962, et se considèrent comme les propriétaires de ce pays, se croyant fondés à faire ce qu’ils veulent ….

    Pour moi, la question principale, fondamentale, première en Algérie, c’est la  » question (de l’illégitimité) du pouvoir « , une question en suspens depuis 1962, et l’Ennemi principal= l’Ennemi commun = le Mal originel = le Démiurge = c’est le Pouvoir militaire en place depuis 56 ans déjà…..

    J’opère avec le  » discours politique d’opposition  » qui est aux antipodes du  » discours identitaire d’agitation  » , ce discours identatariste, culturaliste, clivant, stigmatisant, discriminant, raciste forcément (car essentialiste, hiérarchisant, catégorisant), qui puise dans l’anthropologie coloniale, le différentialisme, l’ethnicisme, qui agite les peurs, qui use de paradigmes et stéréotypes contre autrui, les autres désignés non pas comme partenaires, mais comme ennemis….à abattre. Le discours identitariste et culturaliste ne peut pas rassembler-fédérer-unir, et ne fait que diviser-séparer-isoler-délégitimer, et cadre bien avec la stratégie des Généraux qui visent à neutraliser la Kabylie, et s’offrir ainsi un  » sursis garanti  » ….

    Mon Cher Ifirelles,je tiens à vous remercier pour votre compréhension.
    J’estime que ous avez ici ma réponse, l’échange est donc clos, je n’attends pas de réplique de votre part.

  2. L’élite décimée :  » assassinats ciblés  » de journalistes, universitaires, écrivains …..
    .
    Azul a Sonia,
    Des hommages, des commémorations et des gesticulations, mais on passe sur l’essentiel, à savoir le combat pour leur mémoire, indissociable de celui qu’il faut mener pour aider à la manifestation de la vérité sur ces  » assassinats ciblés  » de journalistes, intellectuels, universitaires, juristes, écrivains, artistes, et la question lancinante sur la raison de massacre, de cette volonté manifeste de liquider ceux qui ont pour  » mission historique  » de contribuer à la construction de la Démocratie réelle et l’Etat de droit social et solidaire, moderniste et progressiste, laïc et pluraliste ….. Ce que les Généraux et leurs alliés les Islamistes ne voulaient pas.
    Il faut revenir sur ces assassinats un par un pour esquisser un début de réponse. Said Mekbel, qui juste après ses entretiens avec la politologue et journaliste allemande Monika Borgmann, à qui il avait confié qu’il était arrivé à la conclusion qu’il était sur la  » liste noire  » de la SM-DRS. T. Djaout, et les membres du Comité Vérité et Justice pour Djaout, commençant par le psychanalyste M. Boucebci, puis Belkhenchir, Assellah, etc. etc. Le sociologue M. Boukhobza, éliminé un an après Boudiaf qui l’avait pressenti comme Premier Ministre (la SM avait alors sorti une diversion sur la probable nomination de S. Sadi). Les journalistes Yefsah, Zenati et Abada, qui étaient présent à Annaba lors de l’assassinat de Boudiaf. La SM les avait arrêté puis liquidé….Leurs familles ont accusé directement la SM.
    Plus de 120 journalistes assassinés, et combien d’intellectuels et universitaires…..
    Alors, il ne suffit pas de commémorer. Il importe de chercher la vérité d’abord, et d’exiger la justice, devant la Cour internationale des droits de l’homme ….

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