Tizi Ouzou : Le FLN mobilise son état-major contre les indépendantistes kabyles

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Indépendantistes Kabyles
Indépendantistes Kabyles

KABYLIE (Tamurt) – Finalement, la visite de Djamel Ould Abbès (secrétaire général du Front de Libération Nationale) en compagnie de tout l’état major du FLN à Tizi Ouzou,  en ce samedi 2 juin, avait deux objectifs. Le premier est d’abord lié aux élections présidentielles de 2019. Le second se veut un message à tous les partisans de l’indépendance de la Kabylie. C’est la conclusion incontestable qui peut être tirée d’emblée du discours de Djamel Ould Abbès, prononcé au centre des loisirs scientifiques de Tizi Ouzou, ce samedi.

En effet, Ould Abbès n’a pas raté cette aubaine pour « crier haut et fort » avec un air menaçant : « La Kabylie sans l’Algérie n’est pas la Kabylie et l’Algérie sans la Kabylie n’est pas l’Algérie ». Ould Abbès a aussi, comme pour répondre aux partisans de l’indépendance de la Kabylie, a rappelé dans le détail certains épisodes importants de la guerre d’indépendance comme le tirage de la Proclamation du 1 er Novembre 1954 et le congrès de la Soummam, tous deux ayant eu lieu en Kabylie.

Cela suffit, aux yeux de Ould Abbès, pour que l’histoire reste figée. Ould Abbès a oublié de se cultiver concernant l’évolution de l’histoire même de l’Algérie et de tant d’autres nations. Mais Ould Abbès, chargé de mission en toute vraisemblance, a continué dans la même lignée en citant les noms d’illustres combattants kabyles  comme Krim Belkacem et Abane Ramdane, en oubliant de dire que c’est le FLN qui les avaient assassinés. Une vérité connue de tous actuellement même si elle avait été tenue au secret pendant des décennies.

L’intervention de Djamel Ould Abbès, ce samedi à Tizi Ouzou, était tellement truffée de contradictions qu’aucun crédit ne pourrait lui être accordée. Hormis par les kabyles de services, bien entendu,  qui vont y voir, sans doute, une sortie historique du chef du FLN. Un FLN qui n’a rien avoir voire qui est aux antipodes de celui qui a déclenché la guerre d’Indépendance, le 1 er nombre 1954.

Tarik Haddouche