Tizi Ouzou : Le wali remet le prix de la mémoire à Malika Matoub

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KABYLIE (TAMURT) – Le prix de la mémoire de l’université « Mouloud-Mammeri » de Tizi Ouzou décerné à Matoub Lounès a été remis hier par le wali de Tizi Ouzou, Abdehakim Chater, et le recteur de l’université de Tizi Ouzou, Ahmed Tessa, à Malika Matoub, sœur du rebelle et également président de la fondation éponyme depuis vingt ans.

Le prix en question a été décerné à Matoub Lounès en guise de reconnaissance pour son combat en faveur de la cause amazighe mais aussi pour son apport à la littérature berbère grâce à sa poésie foisonnante et innovante. La cérémonie s’est déroulée en marge du colloque national sur l’œuvre de Matoub Lounès, organisé par le département de langue et culture amazighes de la même université. Il s’agit d’un colloque de deux journées (hier et aujourd’hui) et au cours duquel trente-quatre conférences doivent être animées sur l’œuvre du Matoub par des enseignants aux universités de Tizi Ouzou, Bgayet, Bouira, Alger, Oran, Batna et Blida, selon Said Chemakh, le président du comité scientifique de ce colloque. Hier donc, Malika Matoub a reçu le prix de la mémoire décerné à son frère des mains du premier magistrat de la wilaya Abdelhakim Chater en présence de nombreux universitaires et chercheurs kabyles au niveau de l’auditorium de l’université de Tizi Ouzou au campus de Hasnaoua.

Il faut rappeler que depuis quelque temps, le pouvoir algérien tente par tous les moyens de récupérer la mémoire de Matoub Lounès avec la complicité avérée et assumée de sa sœur Malika Matoub. Cette dernière a décidé de s’allier avec le même pouvoir que son frère n’a pas cessé de dénoncer durant toute sa vie, à travers ses chansons et à travers son combat pacifique mais courageux. En contrepartie, le pouvoir algérien, notamment le président Abdelaziz Bouteflika, a attribué un immense budget (plusieurs milliards) et de nombreuses subventions à Malika Matoub et à sa fondation.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

  1. La gloire et la memoire ne se decréte pas les politiques elle se decerne par le peuple à qui la mérite

  2. Ce n’est pas le prix de la mémoire qu’elle a reçu, mais celui de la haute TRAHISON (Uɣuru), comme aurait dit Matoub. En plus des mains de « sidi elwali », comme dans la chanson. Une vraie mafia, elle l’assassine puis elle décerne un prix à sa famille. Une véritable opération de démonétisation et de dépossession de la mémoire de Matoub vis à vis de la kabylie. Une opération de mystification digne de la propagande nazi. Déposséder la Kabylie du symbole « Matoub » en faisant croire qu’il est NATIONAL en y joignant a titre symbolique l’université de blida et celle d’oran. Alors qu’en dehors des kabyles qui se trouvent un peu partout, les arabophones algériens ne s’intéressent ni n’écoutent Matoub . Au contraire leurs commentaires, à son égard sur les réseaux sociaux, ne sont faits que d’insultes et de dénigrement, souvent traité de « âdou allah », ennemi de Dieu ou «  kafir » non croyant et toutes les joyeusetés qui vont avec. De toutes façons Matoub de sont vivant ne les aimait pas non plus, il disait à leur propos, dans diverses interviews, je cite «qu’il y’avait une incompatibilité totale avec ces gens.»

  3. L’héritier légitime est sa femme pas sa famille d’origine. Mais ils savent que la femme de Matoub n’accépterait jamais la hontise de plièr le combat de son mari à une quelconque reconnaissance de la part du régime qui l’a assassiné. Mais aussi dans les républiquettes islamiques la femme est un objet donc elle n’a aucun droit sinon par la famille. La Oumma est la pax véhiculée par le système arabe d’alger. On doit chasser le préfet arabe dès l’instauration de la République Kabyle

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