Tizi Ouzou : L’Eniem (ex-Sonelec) au bord de la faillite

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KABYLIE (TAMURT) – La crise économique qui secoue l’Algérie depuis l’été 2015, après la chute vertigineuse des prix du pétrole, n’épargne aucun secteur d’activité. Ainsi, celui de l’industrie qui est d’ailleurs loin d’être reluisant, est touché de plein fouet par cette chute libre de l’activité économique dans un pays qui a toujours vécu sous perfusion financière.

Ainsi, l’entreprise mythique qui employait près de 4 000 personnes dans un passé pas si lointain, l’Eniem en l’occurrence (Entreprise Nationale des Industries Electroménagères) est au bord de la faillite. Les milliers de travailleurs qui exercent dans cette usine, située dans la zone industrielle « Aissat Idir » de Oued Aissi (à sept kilomètres à l’est de la ville de Tizi Ouzou) ne vont pas percevoir le salaire du mois en cours (mai), a-t-on appris. Ceci intervient au moment où cette entrepris est paralysée par une grève illimitée qui dure depuis un mois, c’est-à-dire depuis le 30 avril dernier.

Hier, mercredi, les travailleurs en question, toujours en colère ont observé un sit-in de protestation devant la direction générale de leur entreprise située au centre ville de Tizi Ouzou. Une direction, qui a exprimé la veille, sa totale impuissance à faire quoi que ce soit pour faire changer les choses dans le sens positives à cause des difficultés immenses que vit l’Eniem. Les travailleurs exigent une augmentation de leurs salaires. Ces derniers n’ont pas connu de hausse depuis plusieurs décennies. Mais en face, la direction de l’entreprise a expliqué, en toute franchise, que la satisfaction d’une telle demande est une chose impossible. Ce qui a engendré une situation de statu quo qui va encore compliquer la crise financière de l’Eniem à cause de l’arrêt de la production depuis un mois suite à la grève.

Pour rappel, l’Eniem n’est autre que l’entreprise connue sous l’appellation de Sonelec, avant la « réforme » et qui était le sponsor de la JSK (Jeunesse Sportive de Kabylie) dans les années quatre-vingt quand le pouvoir avait décidé de supprimer le mot « Kabylie » du nom du club. La Sonelec a été même immortalisée dans une chanson de Matoub Lounès intitulée « Eksen-aɣ  la JSK ».

Tarik Haddouche

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