Tizi-Ouzou : Les cadres du FFS se concertent sur la prochaine conférence d’évaluation

9

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Sous la présidence de leur premier secrétaire, M. Karim Tabou, les élus et cadres du Front des Forces Socialistes (FFS) se sont réunis ce matin à 11 heures à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou pour formuler et débattre les propositions devant s’inscrire dans la dynamique devant assurer la réussite de la prochaine conférence d’évaluation du parti prévu au mois de juin à Alger. Prenant la parole, M. Karim Tabou a dressé un tableau noir de la situation politique algérienne mais sans toutefois aller vers le fatalisme.

Le n° 2 du plus vieux parti d’opposition a bel et bien reconnu que tout n’est pas perdu et que le début de solution réside dans l’identification des failles. « Certains citoyens, à l’occasion de certains rendez-vous, témoigne le conférencier, nous ont bien dit que tous les partis politiques et l’ensemble des représentants de la société civile ont régressé. Mais il s’agit surtout de savoir qui a progressé ».

Karim Tabou a avoué que « seuls les militaires, les milliardaires et la mafia ont progressé ». Du coup, le premier secrétaires du FFS a désigné ces « trois forces » comme les véritables responsables du verrouillage du champ politique et du recul de la démocratie en Algérie. Allant jusqu’à user de termes que certains esprits peuvent qualifier de sibyllins, le N0 02 du FFS a parlé effectivement de manipulation géographique et de l’histoire qu’il a qualifiée de « dangereuse » dont est coupable « le pouvoir ».

Le conférencier a bel et bien jeté la pierre sur les militaires et les milliardaires. Les premiers sont accusés de « refuser » l’ouverture du champ démocratique et les seconds « d’encourager » la corruption. Parlant ensuite du statu et rôle de son propre parti, Karim Tabou a naturellement pris le soin de le couvrir de dithyrambes. Il est allé même à le qualifier de « refuge politique et socia ». « Tous ceux qui n’ont pas pu trouver un espace libre pour exprimer leurs idées et pensées, l’ont bien trouvé au FFS », a soutenu le premier secrétaire du FFS.

Poursuivant son discours sur la même lancée, le conférencier a soutenu que le FFS « est le parti qui a signé le plus de contrats politiques avec les autres partis politiques ». Revenant ensuite sur la situation présente et les perspectives, Karim Tabou a affirmé que le travail des cadres et militants de son parti consiste à présent à relever les tares et les failles, à identifier qui est qui et les attentes réelles des citoyens.

Après ce discours d’ouverture de la conférence, les journalistes ont été priés de quitter la salle pour laisser les participants travailler à huis clos. Il s’agissait pour les intervenants de formuler des propositions et les sélectionner ensuite. Comme nous l’avons déjà mentionné ci-dessus, elles seront une nouvelle fois soumises au débat prévu à Alger le mois prochain à l’occasion de la tenue de la conférence nationale d’évaluation.

Notons enfin que la rencontre d’hier a été entamée par la lecture du message de M. Hocine Aït-Ahmed adressé aux membres du conseil national. Le message en question dont nous avons une copie est loin d’être l’apologie du régime. Le voici donc dans son intégralité :

S.T

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici