Tizi-Ouzou : M-Image-Production Cinématographique – Cinq feuilletons et cinq longs métrages à réaliser en 2013

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CULTURE (Tamurt) – La maison de production cinématographique, M-Image-Production-Cinématographique occupe depuis aujourd’hui l’espace de la petite salle de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou pour des casting.

Il s’agit pour l’équipe cinématographique de recruter, après sélection, des acteurs des deux sexes pour les besoins de tournage de cinq feuilletons et cinq longs métrages dont les coups de manivelle seront donnés entre janvier et le mois de septembre de l’année prochaine. C’est ce que nous a indiqué le producteur, M. Mouloud Mebarki, que nous avons rencontré sur place.

Au chapitre feuilleton, le premier, intitulé « Nawal », sera composé de 30 à 40 épisodes. Les scènes seront tournées à Tizi-Ouzou, Béjaia et Batna ou Khenchla. Le coup de cette production, selon notre interlocuteur, est estimé à 15.000.000, 00 DA. Dix acteurs(trices) principaux et une cinquantaine de figurants y joueront.
Le second intitulé « Tinififth (Le croupion) » sera composé de 30 épisodes. L’interprétation sera assurée par huit acteurs(trices) principaux et 33 figurants. Le début de tournage est prévu pour le 1er février prochain et les scènes seront tournées à Tigzirt sur mer, Béjaia et Batna ou Khenchla.

Le troisième intitulé « Imslav » sera composé de 28 épisodes. Vingt-six acteurs(trices) principaux et plusieurs dizaines de figurants y joueront. Le premier coup de manivelle est prévu pour le mois d’avril et les scènes seront tournées entièrement à Tizi-Ouzou.

Le quatrième est intitulé « Imtawen n’tfusut (les larmes du printemps) » sera entièrement tourné à Bouira et le démarrage aura lieu dès le premier janvier prochain. Les différents personnages seront interprétés par sept acteurs(trices) principaux et 45 figurants.

Le cinquième enfin est intitulé « Hrirouche ». Six acteurs(trices) principaux et plusieurs figurants y joueront. Le début de tournage est prévu pour le mois d’avril et les scènes seront tournées à Tigzirt sur/mer, Béjaia et Khenchla ou Batna.

S’agissant du long métrage, le premier est intitulé « Chant des cigales ». Le tournage aura lieu à Tizi-Ouzou et Paris (France). La date du premier coup de manivelle n’est pas encore arrêté mais les vedettes du film seront au nombre de dix dont deux seront des Françaises. Les huit autres sont des comédiens algériens.
Le second long métrage est intitulé « le Dauphin et le requin ». Le tournage aura lieu à Tizi-Ouzou et Alger. D’après le synopsis, il est question d’un Calédonien d’origine kabyle qui se met en quête de retrouver ses origines en venant Kabylie, terre ancestrale. Le producteur nous affirme que le choix de l’acteur principal se portera certainement sur un Calédonien.

Le troisième est une comédie musicale et a pour tire « la Chanson d’amour ». Le rôle principal sera confié au chanteur professionnel Kamel Igmane.

Le quatrième est intitulé « Ashirem ». Il y sera requis la compétence de six acteurs(trices) principaux. D’après le synopsis, c’est une histoire d’amour entre un jeune homme et une jeune femme qui ne sont pas de la même condition sociale. Le tournage aura lieu entièrement dans la campagne de Tizi-Ouzou.
Le cinquième et dernier est intitulé « Yir amekssa (le mauvais berger) ». Il sera également tourné entièrement dans la campagne de la wilaya de Tizi-Ouzou. Et le rôle de ce mauvais berger sera interprété par un adolescent.

Nous devons noter que les responsables du casting n’ont pas chômé hier. En effet, jeunes filles et jeunes gens n’ont pas cessé de défiler devant les sélectionneurs pour tenter leurs chances. Certaines jeunes filles n’avaient rien à envier aux beautés que nous voyons sur les écrans télé. Il reste cependant à vérifier les performances des uns et des autres.

Est-il possible que les écoles algériennes de cinéma puissent engendrer un jour des metteurs en scène et des acteurs de dimension internationale ? « Oui », répond sans la moindre hésitation M. Moud Mebarki. « Il suffit juste, dit-il, d’appliquer une vraie politique du 7ème art. A commencer par réhabiliter les salles de cinéma car la salle de cinéma est le point nodal de toute oeuvre cinématographique ».
Notre interlocuteur a affirmé qu’il milite inlassablement pour l’ouverture d’une école cinématographique à Tizi-Ouzou où tous les métiers de cinéma y seront enseignés.

A la question de savoir si la langue peut constituer un problème pour le cinéma algérien comme le soulignent certains cinéastes, notre interlocuteur souligne qu’en ce qui concerne la langue kabyle, elle ne constitue en aucun cas quelques difficultés dans le dialogue mais en revanche on ne peut pas dire la même chose de l’arabe puisque la question n’est pas encore tranchée entre l’arabe académique et l’arabe parlé, c’est-à-dire le dialectal.

A la question de savoir enfin si M_Image-Production-Cinématographique qu’il dirige jouit du mécénat, M. Mouloud Mebarki répond par la négative. « Jusqu’à maintenant, nous avons toujours travaillé avec nos propres moyens », répond-t-il. Notons enfin que notre interlocuteur partage sa vie entre le cinéma et la physique qu’il enseigne à l’université.

Said Tissegouine