Tizi Ouzou : Aucun non-jeûneur interpellé jusque-là

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TIZI OUZOU (Tamurt) – C’est inédit dans les annales du mois de Ramadhan, ces dernières années dans la wilaya de Tizi-Ouzou. En effet, jusque-là, aucun non-jeûneur n’a été interpellé par la police ou la gendarmerie, a-t-on constaté et, ce depuis le début du mois de Ramadhan.

Ce constat est valable dans les soixante-sept communes que compte la wilaya de Tizi-Ouzou et même dans les localités où des cafés, des restaurants et des bars sont ouverts durant la journée tout au long du mois de Ramadhan. Il s’agit de localités où la communauté musulmane est minoritaire et s’abstient donc de faire la loi comme c’est le cas dans d’autres communes. Quant au chef-lieu de wilaya, c’est à dire la ville de Tizi-Ouzou, la terreur est totale en ce mois de Ramadhan à telle enseigne qu’il est impossible d’ouvrir ni café ni fast-food. Il n’est même pas possible de boire de l’eau en ces journées caniculaires. Les choses ont changé dans la capitale du Djurdjura puisqu’il y a quelques années, le Jardin Public Mohand Oulhadj, situé à proximité de la maison de la culture Mouloud-Mammeri et en face du siège de la wilaya, était connu pour être un refuge pour une partie de non-jeûneurs, qui pouvaient y acheter des sandwichs fumer leur cigarette en toute quiétude. Il y avait même des restaurants qui restaient ouverts pendant le mois de carême. Mais à maintes reprises, il y a eu des descentes de la police ayant contraint les propriétaires de ces restaurants à reculer.

Actuellement, les non-jeûneurs sont obligés de faire plusieurs kilomètres pour aller dans des communes où ils ont la chance de trouver des cafés-restaurants qui défient ce climat de terreur ambiant. Et avec une telle ambiance d’intolérance absolue, il y a encore certains qui osent parler de la relance du tourisme en Algérie. Quel est cet européen fou qui viendrait passer des vacances dans un pays où on n’a même pas le droit de boire de l’eau sous une température de 40 degrés.

Tahar Khellaf