Tizi-Wezzu – Journée de la presse : Saïd Smaïl honoré et hommage à la mémoire de Smaïl Ifsah

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Les pouvoirs publics ont célébré la journée de la presse. Et cette célébration s’est traduite par un déjeuner offert à l’ensemble de la corporation journalistique en activité sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Tizi-Wezzu. Etaient présents à la fête, le wali de Tizi-Wezzu et l’ensemble des représentants de ses services déconcentrés. C’est également après le déjeuner que le wali a prononcé une allocution pour la circonstance. Le premier commis de l’Etat de Tizi-Wezzu a tenu à reconnaître le mérite de la presse pour son rôle joué dans le développement de la région. « Il n’est pas rare, signale M. Bouazgui, que la presse nous signale un manque ou une lacune à combler dans un secteur quelconque ». De même, le premier commis de l’Etat de la wilaya de Tizi-Wezzu n’a pas essayé de cacher les difficultés et différentes lacunes rencontrées par le journaliste dans l’exercice de ses missions. « Je n’ignore pas, ajoute le wali, qu’il y a des fois des incompréhensions entre le journaliste et ses différentes sources (les institutions ndlr) ». Idem pour les différents aléas auxquels face le journaliste tels que le logement, la maison de la presse etc. A propos de la condition sociale justement, M. Bouazgui a rassuré la famille journalistique de Tizi-Wezzu qu’un terrain d’assiette a été trouvé et le directeur de l’OPGI lui a confirmé que le début des travaux est programmé pour bientôt.

En ce qui concerne Saïd Smaïl, nous devons relever que le geste de reconnaissance à l’endroit de sa personne a été très apprécié par ses confrères. Dans son témoignage, le journaliste, Rachid Hamoutène, dont la plume à plusieurs années d’écriture a déclaré avoir appris beaucoup de choses auprès de Saïd Smaïl et que son admiration pour ce dernier n’a jamais cessé. Invité à son tour pour prendre la parole, Saïd Smaïl a réussi en quelques mots seulement à résumer la mission du journaliste. « C’est un métier, dit-il, qui exige beaucoup de rigueur. Le journaliste peut avoir des adversaires mais ne doit absolument pas se faire des ennemis pour la chose politique ». « Car, la construction et l’édification sont l’affaire de tous », précise-t-il, pour dire ensuite qu’ « après cinquante ans de métier, je constate que je suis toujours dans le besoin d’apprendre le métier journalistique ». Très belle rhétorique.

L’enseignement à tirer est simple : il n’y a pas de limite pour la perfection. Le conseil de Saïd Smaïl à l’endroit de la corporation ressemble à celui donné par le célèbre réalisateur américain, John Ford, à un de ses confrères que lui-même a formé, feu Robert Parrish en l’occurrence. Un jour que Robert Parrish se rendit au domicile de John Ford pour une visite de courtoisie, celui-ci lui montra les quatre oscars qu’il gagna : croix-tu, lui dit-il, que ces objets signifient quelque chose pour moi ? Non, car la vraie récompense réside ailleurs, c’est-à-dire, dans le travail à accomplir encore. Même Saïd Smaïl, l’homme qui a son palmarès 50 ans d’activité journalistique et 06 romans, a voulu faire passer le même message.

A la maison de la culture Mouloud Mammeri, l’événement a porté sur l’hommage rendu à feu Smaïl Yfsah. Le programme commémoratif a porté sur une exposition d’articles de presse rédigés de la main du défunt, lecture de sa biographie, un récital poétique, des témoignages par des membres de sa famille et de ses amis, une conférence animée par le Pr Nassim Bouguetaya, enseignant au département des Sciences de l’Information et de la Communication à l’université de Tamda (Ouaguenoun) autour du thème « la liberté de la presse à l’ère numérique » et enfin une projection du film documentaire sur la liberté d’expression de Hocine Redjala. Cette manifestation se poursuivra aujourd’hui par le dépôt d’une gerbe de fleurs sur sa tombe, au village de Tala-Amara (Tizi-Rached). Les manifestants auront comme point de départ, la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Wezzu.