Tizi-Ouzou – Les étudiants ont marché pour dénoncer l’insécurité

0

Depuis des années que les étudiants Kabyles réclament l’amélioration des conditions sécuritaires. Les universités résidences de la ville de Tizi-Ouzou sont livrés à la merci des voyous.

Le laxisme des autorités locales est flagrant. Ce matin, plus de 2000 étudiants de l’université de droit de Vukhalafa, à 2 km vers l’ouest de Tizi-Ouzou ont organisé une marche pour crier leur ras-le-bol. Ils ont dénoncé pour la énième fois l’insécurité qui règne à l’intérieur même des amphis et des salles d’études.

La marche s’est ébranlée de la cité universitaire de Vuhalfa pour terminer devant le siège de la willaya. Les marcheurs ont parcouru plus de quatre kilomètres. Ils ont brandi des banderoles et ont scandé des slogans anti-pouvoir. Ils se demandent pourquoi les services de sécurité ou les responsables de l’université ne veulent pas régler ce problème ?

Plusieurs étudiants et étudiantes sont agressés à l’intérieur même des résidences. Personnes ne lève le petit doigt Les membres de comité des étudiants estiment que le laisser-aller des autorités locales est une caution de cette situation. « Les services de sécurité surveillent les moindres activités culturelles, artistiques et politiques des étudiants, mais ils ne se soucient jamais de notre sécurité.
Les délinquants circulent et dictent leur loi dans les universités comme des cow-boys. Ils vendent de la drogue au vu et au su de tout le monde, mais ils ne sont jamais inquiétés. Pourquoi ces éléments des renseignements généraux qui veillent sur le moindre mouvement des étudiants militants n’ont jamais bougé le petit doigt ? », fulmine une étudiante. Une autre accuse de connivences les services de sécurité avec les voyous.

Une plateforme de revendication a été remise aux autorités locales. Les étudiants réclament aussi l’amélioration des conditions dans les université.

Youva Ifraouèn