Tout en épargnant El Hadi Ould Ali Rachid Boudjedra renie son ami Khalida Toumi

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Tout en épargnant El Hadi Ould Ali Rachid Boudjedra renie son ami Khalida Toumi
Tout en épargnant El Hadi Ould Ali Rachid Boudjedra renie son ami Khalida Toumi

ALGERIE (Tamurt) – Dans un autre texte, car le style qu’emploie désormais Rachid Boudjedra ne mérite guère d’être qualifié de chronique, l’auteur de la « Répudiation » ne cesse de livrer à l’opinion publique sa dimension d’opportuniste sans aucun scrupule.

Après avoir mangé à tous les râteliers servis du temps où Khalida Toumi était ministre de la Culture et après avoir signé à ses côtés une lettre de demande d’audience à Bouteflika, voilà que Rachid Boudjedra retourne ses armes contre Khalida Toumi. Cette dernière est devenue soudainement passible de tous les reproches imaginables. En plus d’avoir été son ami d’intérêts communs pendant dix ans et le conseiller privilégié de Khalida Toumi, Rachid Boudjedra se réveille et se souvient soudainement qu’il avait oublié de lui déconseiller de nommer certains incompétents à des postes de responsabilités stratégiques.

Avec ironie, voire avec mépris, Bouedjedra épingle Khalida Toumi en lui reprochant d’avoir nommé un inculte à la tête du Centre national du livre (CNL), un homme n’ayant jamais écrit un livre. Boudjedra critique aussi Toumi pour avoir désigné un inculte à la tête de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel.  L’écrivain cite encore d’autres griefs qu’il retient contre Khalida Toumi oubliant volontairement de dire que, d’une manière ou d’une autre, il a été complice de toutes les frasques de Khalida Toumi. Curieusement, Boudjedra qui ne rate aucune occasion pour tirer sur les vrais écrivains comme Sansal, Djaout et Kateb Yacine, n’évoque à aucun moment sa proximité durant toutes ces années avec Khalida Toumi. Il aurait dû enrichir son  réquisitoire en donnant par exemple quelques chiffres concernant les privilèges financiers colossaux auquel il a eu droit de la part de Kkalida Toumi durant la décennie de règne de cette dernière.

Curieusement aussi, Rachid Boudjedra, en évoquant quelques noms des hommes incompétents érigés en « dignes » protecteurs et promoteurs de la culture en Algérie, il omet, sans doute volontairement, de citer El Hadi Ould Ali. Khalida Toumi l’avait désigné d’abord directeur de la maison de la culture avant de le promouvoir directeur de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou alors qu’il n’était titulaire d’aucun diplôme. Non seulement Ould Ali n’a jamais écrit aucun livre, mais il n’en a lu aucun. Plutôt un seul, celui du reniement et de la traîtrise. Mais Rachid Boudjedra ne s’en prend jamais aux personnes qui occupent encore des postes de responsabilité, car il peut toujours lorgner de leur côté pour accaparer encore quelques miettes supplémentaires de leur part. Lorsqu’El Hadi Ould Ali ne sera plus ministre, alors, Boudjedra ne ratera pas l’occasion de le vilipender comme il le fait aujourd’hui avec Khalida Toumi.

Ce jour-là, Rachid Boudjedra n’hésitera pas à dire que le cas d’El Hadi Ould Ali est le cas d’incompétence le plus flagrant dans la gestion de Khalida Toumi.

Lyès Medrati