Tué au mois d’octobre 2012 à Azeffoun – L’affaire Ghilas Hadjou reportée par le juge

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Le juge du tribunal de la ville de Tizi-Ouzou a décidé ce matin de reporter le procès des quatre personnes accusées d’être les responsables de l’enlèvement et l’assassinat du jeune Ghilas Hadjou, âgé de 19 ans et fils d’un entrepreneur des travaux publics à Azeffoun.

Le report est motivé par les intempéries qui se sont abattues sur la région. Les avocats des accusés n’ont donc pas pu rejoindre la ville de Tizi-Ouzou. Le procès sera programmé pour la prochaine session, soit au mois d’octobre prochain.

Notons que les quatre accusés, arrêtés par les services de sécurité, ont avoué leur crime. Ils faisaient tous partie de l’entourage de la victime.

Au mois d’octobre dernier, le jeune Ghilas Hadjou a été enlevé. Tout le monde pensait alors à un acte terroriste. Mais au bout de quelques jours, personne ne s’était manifesté et aucune rançon n’avait été demandée. Les services de sécurité ont fini par arrêter les quatre auteurs. Le jeune Ghilas a été tué par étranglement le jour même de son enlèvement. Les criminels ont dès lors indiqué le lieu où le corps de jeune homme a été enterré, non loin de la plage Idjarmnès, localité D’ath Chaffaa.

Les présumés assassins seront poursuivis en justice pour association de malfaiteurs, homicide volontaire avec préméditation, rapt en vue de réclamer une rançon et dissimulation du corps de la victime.

Le problème de l’insécurité qui règne en Kabylie est loin d’être résolu. Au début du mois d’avril dernier un autre jeune de 24 ans a été tué dans la région d’Ath Aïssi après son enlèvement. L’auteur de ce crime a été lâché par les enquêteurs dans les premiers temps, alors que la famille de la victime ne cessait de crier que c’est bel et bien lui l’auteur. Le temps leur a donné raison. Le laxisme des services de sécurité dans les affaires criminelles en Kabylie n’est plus à démontrer.

Faroudja Aït Massal