Tuβiret : Les fusils confisqués aux citoyens au début des années 1990 volatilisés !

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TUVIRET (Tamurt) – C’est un véritable pavé dans la mare que viennent de jeter des villageois de la région de Hizer, département Tuβiret. Des centaines de fusils de chasse confisqués aux citoyens à Tuβiret se sont volatilisés et aucune trace de ces armes n’a été retrouvée pour les restituer à leurs propriétaires, selon un collectif de citoyens de la région de Hizer qui a pris attache avec notre rédaction.

Les concernés affirment que les services de la gendarmerie leur ont fait savoir verbalement que leur fusils sont introuvables ! Où sont-ils passés ? Les citoyens concernés sont perplexes. Ils ne savent pas quoi faire. « On a entendu dire que nos fusils ont été vendus illégalement à des trafiquants d’armes, mais cette information nous semble invraisemblable. Mais à entendre ce que nous a signifié le commandement de la gendarmerie de Tuβiret cette semaine, il s’avère que cette information est vraie », nous laisse entendre un homme âgé de Hizer qui dit avoir laissé ses enfants dans la misère durant les années 1960 pour se permettre d’acquérir son fusil qui lui a été confisqué par les militaires aux débuts des années 1990, juste après l’avènement de terrorisme.

Tout porte à croire qu’effectivement un nombre important de fusils de chasse n’a pas été retrouvé par les services de sécurité dans les casernes afin de les restituer à leurs propriétaires. L’affaire est grave. Les citoyens soupçonnent les services de gendarmerie et les militaires d’avoir vendu les armes. C’est pour cette raison que des initiateurs de mouvements pour réclamer la restitution des armes ont été menacés de mort ce qui les a contraints à abandonner la contestation. « On nous a expliqué que peut être nos fusils ont été redistribués à des groupes d’autodéfense, mais si c’est le cas, il doit exister des documents ! », s’exclame notre interlocuteur.
« Nous allons sensibiliser la presse et nos députés pour faire au moins du bruit et nous exigeons la restitution de nos armes et pas des miettes d’indemnisation », nous indique un citoyen de la région de Hizer outré par cette nouvelle que les gendarmes leurs ont lancé à la figure lundi dernier.

Saïd F