Un autre mardi de la colère à Tizi Ouzou !

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KABYLIE (TAMURT) – La ville de Tizi Ouzou a été encore une fois « envahie » par des dizaines de milliers de femmes et d’hommes pour demander à Abdelaziz Bouteflika et à son clan de quitter le pouvoir après vingt ans de spoliation. En plus des médecins, les étudiants, les élus aux collectivités locales, même les filles et enfants des martyrs de la Révolution ont organisé séparément des marches en mardi 19 mars 2019.

C’est donc un autre mardi de la colère qui a été vécu ce jour à Tizi Ouzou où la ville était complètement noire de monde durant toute la matinée et jusqu’au début de l’après-midi. Les médecins, femmes et hommes, ont démarré leur marche à partir du portail principal du centre hospitalo-universitaire « Nedir Mohamed » au niveau de la rue « Lamali Ahmed ». Muni de pancartes où sont transcrits les slogans hostiles au régime de Bouteflika et à tous ses soutiens, les médecins ont parcouru les rues principales de la ville de Tizi Ouzou pour dénoncer le refus du pouvoir de déguerpir. Parallèlement à cette marche, il faut noter que le secteur de la santé a été paralysé hier par une grève générale (service minimum assuré bien sûr) toujours dans le même sillage de la protesta anti-prolongement du mandat de Abdelaziz Bouteflika.

En outre, les étudiants de l’université « Mouloud Mammeri » ont également battu le pavé en ce mardi de la grogne et de la révolte contre Bouteflika et son régime politique. Pour la énième fois, ils étaient des milliers d’universitaires à être au rendez-vous pour crier à la figure du régime : « dégage ! » La troisième marche qui a eu lieu en ce mardi 19 mars à Tizi Ouzou est celle des élus locaux aux assemblées populaires communales (APC). Ces derniers ne pouvaient pas rester en marge de l’appel du peuple. Ils sont donc sortis dans la rue pour se solidariser avec le peuple qui se bat pacifiquement depuis le 22 février dernier contre le régime.

Soulignons enfin que même les enfants de chahids ont organisé une marche ce mardi 19 mars pour exiger le départ de Boutefika ! Une initiative qui a surpris tous les observateurs tant les organisations des filles et des fils de chahids nous ont habitués à avoir plutôt des positions proches et en faveur du régime qui dirige le pays.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Au lieu de perdre toute cette énergie pour l’Angérie, il faudrait plutôt profiter de la situation pour créer un état Kabyle. À moins qu’il ne reste plus de Kabyles, dans quel cas, tout sera formaté dans la nouvelle Anegerie

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